Mercier-David : Le menuisier vosgien fait le pari de la qualité
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Mercier-David : Le menuisier vosgien fait le pari de la qualité

Fabricant de menuiseries PVC installé à Sainte-Marguerite, dans les Vosges, Mercier David fait le pari de la qualité pour s'imposer sur le marché de la rénovation.

« Si demain nous trouvons les hommes qui correspondent à nos valeurs, nous pouvons ouvrir très rapidement de nouvelles agences. » Sortir des frontières de la Lorraine, opérer au-delà du Grand Est ou des départements franc-comtois, Pierre Mercier, le président de Mercier David y pense : « Croissance externe ou opportunité, nous sommes attentifs. C'est comme cela que nous avons lancé l'agence de Nancy : nous y réalisons 35 % de notre chiffre d'affaires, il y avait là-bas une équipe, nous avons ouvert l'agence ». Le fabricant de menuiserie PVC, installé à Sainte-Marguerite dans les Vosges, emploie aujourd'hui 100 personnes, et affiche un chiffre d'affaires stable depuis la crise de 2008, chiffre qui oscille autour de 15 M?. « Avant la crise, nous étions en forte croissance », souligne Thierry David, le directeur général de l'entreprise. « Pour stabiliser le chiffre d'affaires, nous avons très vite lancé nos menuiseries déclinées en 23 couleurs, chose que le marché attendait depuis un moment. Depuis, nous attendons la reprise... » Et ce ne sont pas les bons chiffres de la construction qui vont rassurer les hommes de Mercier-David : « Entre le dépôt d'un permis de construire et la pose des fenêtres dans le bâtiment, le temps est long », précise Thierry David.

Sur la rénovation

De toute façon, le menuisier vosgien ne compte pas sur les marchés du neuf pour se développer : « Nous travaillons à 95 % sur la rénovation et à près de 98 % pour des particuliers », précise Pierre Mercier. Un positionnement clair et net, doublé d'une volonté : convaincre d'investir dans les fenêtres haut de gamme conçues et fabriquée dans les Vosges, à Sainte-Marguerite, puis posées par les équipes de Mercier David. « Nous ne serons jamais les moins chers sur un chantier », assume Pierre Mercier, qui revendique cependant la place de premier fabricant-poseur de Lorraine. Face à une concurrence atomisée qui importe souvent des menuiseries venues des pays de l'Est, Mercier-David parie sur une fenêtre PVC de qualité, réalisée entièrement sur-mesure, et soumise à des tests impitoyables réalisés au sein même de l'entreprise. Depuis 2006, le menuisier s'est en effet doté d'un banc test permettant de mesurer la résistance des fenêtres à l'eau, à l'air et au vent. Revendiquant des performances de tout premier ordre, Pierre Mercier assure n'avoir jamais, en 30 ans, établit une « facture de SAV » : « Nous ne pouvons pas l'écrie, car ce serait dangereux pour la société, mais de facto, nos fenêtres sont garanties à vie ». Sur le banc test, une fenêtre de plus de 2,5 est soumise à une véritable torture : consciencieusement, un technicien applique une pression de 1.800 pascals, soit un vent de 195 km/h, trois fois de suite. La fenêtre bouge, se déforme, mais ne cède pas : « Pour la certification, le CSTB, le Centre scientifique et technique du bâtiment, exige ce test une fois, mais nous le faisons trois de suite », détaille fièrement Pierre Mercier.

Une approche germanique

Travaillant avec des profils PVC spécifiques produits par l'Allemande VEKA, Mercier David se fournit en vitrages chez Caloriver et Interpane. Une orientation très germanique dans l'approche, mais revendiquée : « Les Allemandes, les Suisses, les Autrichiens sont en avances sur les Français dans la recherche de performance », assure Pierre Mercier. Soucieux de proposer des solutions toujours plus performantes à ces clients, Mercier David produit entre 37 et 45 % de fenêtre en triple vitrage, un chiffre bien au-dessus du marché français qui plafonne à tout juste 10 %. « Notre solution en triple vitrage permet de récupérer l'énergie du soleil dans la maison », détaille Thierry David. « Concrètement, le facteur solaire de notre triple vitrage est le même que celui du double. » Le discours est bien rodé : 36 % de déperdition en moins pour un surcoût de 10 %. « Notre clientèle, en venant chez Mercier David, recherche aussi ce type de solution très performante », assure Pierre Mercier. A l'occasion des 30 ans de l'entreprise, le dirigeant a interrogé ses salariés sur les 30 ans à venir : de la croissance, oui mais sereinement. Se diversifier vers d'autres matériaux, comme l'aluminium ? « Pour atteindre les performances thermiques du PVC, les fabricants rajoutent du plastique à l'intérieur de l'alu... », détaille Pierre Mercier. Et le bois ? « Le marché est trop étroit », assure le dirigeant, qui a déjà tourné son entreprise vers la fabrication de porte de garage et de portail.

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