Médiavoile : Des F1 des mers en support de pub
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Médiavoile : Des F1 des mers en support de pub

Médiavoile, c'est le nouveau projet de Patrick Thery. Une société qui assemble des Formules 18MV, Formules 1 des mers dans leur catégorie. Des bateaux ensuite revendus en leasing à des régies publicitaires.

Passionné de voile, Patrick Théry a eu des chantiers navals, tout comme son père, avant que la crise des années 80 ne passe par là. Alors de cabinet marketing en agence immobilière, en passant par la photo, cet autodidacte s'était peu à peu éloigné du monde des voileux avant d'être rattrapé par ce qui le ronge depuis toujours. Épaulé par des investisseurs, l'homme vient de créer à Cesson-Sévigné Médiavoile. Une SA au capital de 90.000€ dans lequel il est présent à hauteur de 10% et qui regroupe, entre autres, François Travers (Secob) ou encore Olivier Roy, majoritaire (laboratoires d'analyse à Rochefort). Objet de l'entreprise? Le montage, l'assemblage et la préparation de Formules 18MV. De véritables formules 1 des mers dans leur catégorie qui sont ensuite confiées à des régies, chargées elles de commercialiser les espaces publicitaires sur les voiles, la coque...




Création d'un challenge

«L'assemblage se fait chez nous et les bateaux sont vendus à des régies publicitaires qui sont sous-concessionnaires de Médiavoile», explique Patrick Thery, en charge du développement de l'entreprise alors que François Travers en est le P-dg. «Les régies les achètent en leasing (voir encadré). Les bateaux sont ensuite mis à disposition de clubs de voile et de coureurs qui signent un contrat autour du challenge des villes». Car vendre des espaces de publicité, c'est bien, mais encore faut-il que ces dernières soient vues! C'est la raison pour laquelle Patrick Thery a créé, en parallèle, une association organisatrice d'une série de régates en Bretagne: le challenge des villes. «On prend six manifestations des raids créés par la fédération, et on en crée six complémentaires», explique le dirigeant. L'objectif est que les annonceurs aient en effet la garantie que leur bateau, piloté par un jeune, participe à au moins dix courses dès cette année, à partir de mars. Pour crédibiliser son challenge, Patrick Thery s'est assuré en amont du soutien de plusieurs partenaires. Parmi eux Jean Kerhoas, délégué général de Nautisme en Finistère et vice-président de la Fédération Française de Voile ou encore Michel Kerhoas, président de la Ligue de Bretagne de Voile. Pour être présent sur un bateau, un annonceur devra s'acquitter d'un ticket allant de 3.000 à 20.000 €. Un prix qui lui permettra d'être présent sur des manifestations dont l'objectif est de rassembler 40.000 à 120.000 personnes. Parallèlement, les régies commercialisant les espaces proposent un stand VIP sur chacune des régates. De quoi encore communiquer autour de son image.




Atelier de 1.000m²

L'équipe, autour de Patrick Thery, s'est installée dans 1.000m², à Cesson-Sévigné. L'investissement se monte à 300 K€. Les éléments des bateaux assemblés là-bas proviennent de plusieurs chantiers bretons: Tricat à Arradon, Technologie Marine à Saint-Philibert ou encore RLM Composites à Pleumeur Bodou. Pour la première année, Mediavoile compte réaliser un chiffre d'affaires d'1,2M€, grâce à la fabrication de 50 bateaux. «Et une fois que l'atelier est en place, on va s'attaquer aux autres régions», annonce Patrick Thery. Caen et Cholet seront les toutes premières. Le Sud-Est de la France pourrait suivre avec, à chaque fois, la constitution d'une société autonome qui fera fabriquer ses bateaux dans sa propre région. Le dirigeant y tient.

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