Base'art, ce sont trois actes, dont le dernier est le festival du mois de juin. Lors de l'acteI, en septembre dernier, Robert Fohr, responsable de la mission mécénat au Ministère de la culture et de la communication, était venu échanger sur les enjeux et atouts du mécénat.
Fruit d'un engagement
Connu pour des opérations médiatiques et coûteuses, le mécénat a considérablement évolué ces dernières années et n'est plus l'apanage des grands groupes. Il permet ainsi aux entreprises de nouer des partenariats avec des artistes et d'acquérir des oeuvres. Et, depuis la loi Aillagon de 2003, les entreprises de toutes tailles sont fortement incitées fiscalement à mener de telles opérations. «Avant 2003, on comptait 2.000 entreprises mécènes, aujourd'hui, elles sont plus de 10.000», selon Robert Fohr. Mais cette incitation fiscale n'arrive souvent qu'en seconde position pour empoter la décision d'un dirigeant de soutenir ou non un artiste. «La motivation première d'un projet découle le plus souvent d'un sentiment personnel». Le mécénat revêt donc une dimension principalement humaine et offre à l'entreprise l'opportunité de jouer un rôle dans la société. «Il permet d'associer vie économique et vie culturelle, d'intégrer les artistes au monde des PME et de leur permettre de trouver leur place dans l'économie de la cité», avait confié Robert Fohr.
www.baseart.fr Le festival Base'art se déroule les 5, 6 et 7juin à l'espace Caquot, Base nature François Léotard à Fréjus.
«Le mécénat n'est plus le pré carré des grands groupes». S'il n'y avait qu'un message à retenir c'est celui-ci. Pour les dirigeants indécis, tour d'horizon des atouts et enjeux du mécénat.