En budgétisant plus de 10 Md€ de travaux (routes, écoles,etc.) dans le cadre de son plan de relance, le gouvernement souhaitait que cette manne profite aussi aux PME. Pour leur permettre un meilleur accès à ces chantiers, l'État a même procédé à un toilettage du code des marchés publics passant notamment par la dématérialisation des appels d'offres sur internet. La LME a instauré en 2009 un «small business act» à la française permettant aux acheteurs publics d'attribuer jusqu'à 15% du montant annuel global de certains de leurs marchés aux PME innovantes. Des intentions louables, mais la plupart des PME restent encore bloquées par la fastidieuse tâche d'identification des annonces parmi plusieurs milliers de sites. Surtout, même identifiés, ces marchés restent encore souvent inaccessibles. «Ils sont massifiés au niveau national. De fait, les PME sont écartées au prétexte qu'elles n'ont pas la taille suffisante. Il faut donc un allotissement au niveau régional des marchés de l'État afin que les PME puissent véritablement concourir», explique Jean-François Roubaud, président de la CGPME.
L'État souhaite rendre les marchés publics plus accessibles au PME. Les obstacles sont encore nombreux.