Manitou : Comment renouer le fil avec les sous-traitants ?
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Manitou : Comment renouer le fil avec les sous-traitants ?

Manutention Manitou lance le programme Synapse pour diminuer la dépendance de ses sous-traitants et souhaite pacifier ses relations avec ses partenaires.

À l'heure où le groupe Manitou retrouve des couleurs (lire ci-dessous), son directeur général, Jean-Christophe Giroux le reconnaît lui-même : «Manitou a une part de responsabilité dans les difficultés rencontrées par ses sous-traitants durant la crise. Certaines ont pu avoir le sentiment d'être lâchées». Ce mea-culpa du leader mondial du chariot tout terrain débouche ce mois-ci sur la mise en place du programme Synapse. Son objectif: rendre moins «Manitou dépendant», ses 200 sous-traitants régionaux. Après une phase de diagnoctic, les entreprises pourront être orientées vers des sources de renforcement de leur situation financière ou accompagnées dans leur stratégie de diversification produits ou marchés.




Rôle de grand frère

«Nous allons continuer à travailler avec nos sous-traitants régionaux. Mais on veut aussi leur dire que l'on peut jouer le rôle de grand frère, notamment à l'international en les hébergeant ou en les faisant profiter de nos connaissances des pays», explique Jean-Christophe Giroux. Alors qu'une soixantaine de sous-traitants s'apprêtent à suivre le programme Synapse, d'autres se montrent plus dubitatifs. «C'est toujours facile de lancer ce genre d'initiatives quand l'orage est passé. Manitou a toujours indiqué qu'il souhaitait limiter la dépendance des sous-traitants. Mais quand il fallait fournir durant les années de croissance, on ne leur donnait pas vraiment le choix», explique cet industriel souhaitant conserver l'anonymat. Pour passer de sous-traitance à co-traitance, il reste donc du chemin à parcourir. Mais les responsabilités sont aussi parfois partagées. «Pour prendre la mesure des problèmes d'un partenaire, encore faut-il en être informé. Or, souvent ce n'est pas le cas. Notre intérêt, c'est d'éviter de voir certains partenaires s'enfoncer dans les problèmes. Mais pour cela, il faut que l'on se parle davantage», note le directeur général de Manitou. La sous-traitance attend également parfois trop du groupe ancenien. En pleine crise, certaines PME souhaitaient que Manitou les rachète ou entre à leur capital. «On a un rôle, mais on ne peut pas non plus être un substitut aux banques. Il faut que l'on parvienne à une responsabilisation de l'ensemble des acteurs», conclut Jean-Christophe Giroux.

Manitou



(Ancenis) Président: Marcel Braud 2.800 salariés CA 2010: 838M€ 02 40 09 10 11

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