Roland Héguy,
président national de l'Umih (Union métiers et industries de l'hôtellerie)
La cour des comptes estime que la TVA à 5,5% a coûté 3,2 milliards d'euros, sans créer les emplois espérés. Comment réagissez vous ?
Nous sommes concentrés sur
l'avenant à la signature du contrat d'avenir, prévu pour le 28avril. Nous voulons notamment un alignement des échéances concernant les normes incendie et accessibilité. Et puis, des troismilliards d'euros de baisse de recettes fiscales, il faut exclure l'abandon de nos aides spécifiques pour 600millions d'euros et 400millions d'euros qui concernent les cinémas, les musées, les parcs d'attractions... Rappelons que plus de 30.000 emplois nets ont été créés au national, nous avons évité la disparition de 20.000 entreprises. Nous ne demandions que de pouvoir acheter et vendre au même prix. Un principe d'équité, de justice fiscale. Quant aux cafés, ils subissent de grosses turbulences.
Lesquelles?
Il y a un vrai mal être de la profession. Nous sommes passés de 100.000 à 35.000 cafés par rapport à il y a 20 ans.
On a jamais autant vendu d'alcool que maintenant mais seulement à hauteur de 12% dans les cafés. Jadis il y existait un vrai parlement du peuple. Dans notre ère de nouvelles technologies, on a paradoxalement de plus en plus de mal à communiquer.
Pourquoi êtes-vous de passage dans le Morbihan?
Je suis venu soutenir mon ami Jean-François Sérazin, président du Morbihan. Ma mission ? Sécuriser l'adhérent, qui est éloigné de tout. Lui montrer qu'à Paris, on est sensible à ses préoccupations, qu'on travaille pour lui. Toute mon énergie va être consacrée à cela dans les deux ans à venir. Nous allons travailler à des passerelles avec plusieurs ministères: travail, tourisme, éducation nationale.
- TROIS QUESTIONS À