Derrière une nouvelle signature internationale, LyonAirports, pour chapeauter les entités Lyon-Saint Exupéry et Lyon Bron, et les bons résultats de 2008 (8millions de passagers en hausse de 8%), l'aéroport lyonnais oriente sa stratégie vers trois axes forts: le développement de son trafic, le positionnement comme plate-forme multimodale et la capitalisation sur son potentiel immobilier. «Le trafic aérien mondial devrait passer de 4,8Md de passagers en 2007 à 11,2Md en 2027, détaille Yves Guyon, président du directoire de la SA Aéroports de Lyon. L'Asie, dont le trafic devrait être multiplié par trois ou quatre dans les années à venir, tout comme les pays du Golf, avec Dubaï par exemple, sont les destinations du futur pour Lyon-Saint Exupéry. Lyonairports travaille ainsi à faire venir de nouvelles compagnies pour drainer un potentiel de 10millions de passagers à 1h30 autour de l'aéroport et à poursuivre ses connexions avec les grands hubs internationaux.»
Concernant le développement multimodal, la première illustration sera le tramway express Leslys, ramenant l'aéroport Lyon-Saint Exupéry à 30 minutes de Lyon dès 2010. Le projet Carex vise à relier les plates-formes aéroportuaires pour assurer le trafic fret par ligne à grande vitesse à partir de 2012. Le contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise est prévu pour 2017, le projet Lyon-Turin englobant la ligne grande vitesse Lyon-Chambéry pour 2020 et enfin, à plus long terme, d'ici à 2025, Lyonairports se positionne sur le projet Rhin-Rhône reliant par liaisons à grande vitesse les grandes capitales européennes.
Et pour compléter l'attractivité des aéroports de Lyon, le site mise sur son potentiel immobilier pour accroître la part de ses revenus extra-aéronautiques. «L'activité des 45.000m² de locaux et des 210.000m² de terrains louables occupés à 93% ont représenté 10M€ de chiffre d'affaires en 2007, précise Yves Guyon, soit 11% de nos recettes. L'objectif à 2012 est que 50% de nos revenus proviennent des activités extra-aéronautiques. L'immobilier est un levier fondamental.» Les activités devraient se développer au sud de la plate-forme. Un "triangle sud" de près de 80.000m² accueillera des entreprises tournées vers l'international. «Une dizaine de dossiers est à l'étude», assure-t-il. Les investissements se poursuivent donc, «dans l'intérêt du développement de l'aéroport à long terme et dans celui de l'économie locale», insiste Guy Mathiolon, président du conseil de surveillance de la SA Aéroports de Lyon. Jusqu'à 2012, 210M€ sont prévus pour, entre autres, une nouvelle aire de parking de douze avions moyens porteurs pour le hub d'Air France ou encore un satellite d'embarquement pour faire face à la saturation de l'aérogare low cost.
www.lyonairports.com
Après une bonne année 2008, l'aéroport de Lyon aborde 2009 sous une nouvelle identité de communication. Lyonairports soutiendra les ambitions de développement du site.