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Lorraine : Le groupe SGP va passer en mode « libéré » pour mieux se développer
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Lorraine : Le groupe SGP va passer en mode « libéré » pour mieux se développer

Florian Pette a réuni plus de 200 de ses salariés afin de leur exposer le projet « d'entreprise libérée. » L'objectif est de « remettre l'humain au coeur de l'entreprise », et d'accompagner une vision à cinq ans.

« Liberetaboite.com » C'est le site dédié mis en ligne il y a quelques semaines par le groupe SGP à Metz. « Nous avons tout d'abord convié l'ensemble de nos collaborateurs à la fin du mois de septembre à une journée de séminaire afin de leur expliquer le concept de l'entreprise libérée, et qu'ils puissent exposer leurs idées et propositions », explique Florian Pette, dirigeant de la société de services aux entreprises, spécialisée dans la sécurité, l'accueil et la formation (CA prévisionnel 2015 : 9,2 M€, en hausse de 50 %). 87 % des 260 salariés ETP sont venus. « Une vraie réussite et la preuve que le projet les intéresse. » Pour ce dirigeant qui a créé sa société il y a dix ans à tout juste 24 ans, « cela faisant quelques années que je me posais des questions en terme de management mais également sur l'image de l'entreprise en général, où souvent il existe un vrai clivage entre les salariés et la direction. Ma société étant encore jeune, je réfléchissais à un moyen de redéfinir l'entreprise et ses règles en associant les salariés, pour leur bien-être et pour celui de nos clients. En février 2014, deux de mes collaboratrices m'ont parlé du documentaire d'Arte "Le bonheur au travail" diffusé en mars dernier. Après l'avoir visionné, j'ai été profondément bluffé. »

Rencontre avec Isaac Getz
Florian Pette s'est ensuite documenté, avec des ouvrages comme "L'entreprise du bonheur" de Tony Hsieh. « À l'occasion d'une conférence, j'ai pu rencontrer Isaac Getz, auteur de "Libertés et Cies", avec qui j'ai pu échanger sur mes idées, et qui m'a aiguillé vers Laurent Marbacher, qui accompagne les entreprises dans cette démarche d'entreprise libérée. » Florian Pette se donne deux à trois ans pour que le process arrive à maturité. « L'idée est notamment de créer des groupes de travail par exemple sur la modulation du temps de travail, car ce sont les salariés qui savent mieux que la structure (service supports et direction) ce qui serait meilleur pour eux, et donc pour l'entreprise. Lors de notre journée séminaire, les salariés ont fait part de leurs propositions, nous en avons recueilli plus de 500, nous les classons actuellement par thème afin de voir les sujets et les idées principales qui en ressortent. » Pour Aniss M'hadhbi, responsable d'exploitation et qualité, « c'est un système de fonctionnement totalement différent, cela permet de remettre du relationnel dans l'entreprise, on est dans l'appartenance. »

Doubler le CA d'ici 2020
Libérer l'entreprise va permettre au groupe SGP (qui possède une agence à Strasbourg et à Lille), d'accompagner sa croissance actuelle, et ses objectifs de doubler le chiffre d'affaires à horizon 2020. « Pour atteindre 18 M€ de CA et un effectif qui devrait atteindre 550 à 600 salariés, nous nous appuyons également sur Sécuralliance, dont nous sommes un membre fondateur. Ce consortium de six PME est le 1er réseau national de sécurité privée. Nous nous plaçons en nº7 sur les acteurs de sécurité privée en France avec 89 M€ de CA consolidé et couvrons environ 92 % du territoire français. »

Groupe SGP
(Metz - 57) Dirigeant : Florian Pette CA prév. 2015 : 9,2 M€ Effectif : 260 ETP www.groupe-sgp.fr

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