Un simple test de débit, mené smartphone en main, suffit à s’en convaincre : la technologie baptisée 4G+ jusqu’à 300 Mbit/s permet effectivement d’atteindre des débits inatteignables avec une « simple » 4G+. « Pour arriver jusqu’à 300 Mbit/s, nous agrégeons trois bandes de fréquences », détaille Didier Jenczak, directeur des relations régionales Est pour SFR. En Lorraine les habitants de Nancy et Metz, abonnés aux services mobiles de l’opérateur, peuvent déjà en profiter.
À condition évidemment d’être équipé d’un smartphone compatible. Une montée en débit que l’opérateur conjugue avec une extension de son réseau mobile : « En octobre 2014, nous couvrions en 4G 34 % de la population française », détaille Didier Jenczak. « Début 2017, nous sommes à 81 % et notre objectif est d’atteindre 90 % d’ici à la fin de l’année. » Mais finalement, pourquoi monter en débit ? « Aujourd’hui, la consommation de la télévision est délinéarisée et toujours plus mobile », avance Didier Jenczak. Concrètement, un abonné au service SFR à son domicile pour pouvoir poursuivre le visionnage d’une série sur son smartphone.
Au-delà des loisirs et des vidéos récréatives, SFR cible aussi les entreprises et propose depuis peu un service « Voix haute définition » sur les réseaux mobiles en 4G. « Ce nouveau service permet d’éviter le basculement vers les réseaux 2G ou 3G lors d’un appel et permet à l’utilisateur de gagner en rapidité, en qualité et en confort d’utilisation », détaille Didier Jenczak. Autre service, en phase de test celui-là, l’opérateur veut permettre à ses abonnés d’utiliser le réseau Wifi pour passer des appels : l’enjeu est de proposer une véritable réponse en matière de téléphonie mobile pour les entreprises ne disposant pas d’une couverture parfaite. Montée en débit et nouveaux services riment avec investissement : SFR prévoit d’injecter 2,3 milliards d’euros dans l’installation de la fibre au niveau national. « Et nous sommes particulièrement intéressés par l’initiative lancée par la région Grand Est, visant à installer 900 000 prises fibrées pour 1,3 milliard » souligne Didier Jenczak.