LGV : Coup d'envoi du chantier en juillet 2012
# Investissement

LGV : Coup d'envoi du chantier en juillet 2012

Les travaux préparatoires de la future ligne grande vitesse Paris - Rennes débutent cet été. 214 kilomètres de voies nouvelles seront posés pour un montant de 3,3Mds€.

C'est le grand chantier des quatre prochaines années dans la région. La construction de ligne à grande vitesse (LGV) Bretagne - Pays de la Loire visant à ramener le trajet entre Paris et Rennes à moins d'une heure trente, nécessite en effet la création de 214 kilomètres de voies, dont 32 de raccordements aux lignes existantes. Faisant l'objet d'un partenariat public-privé entre Réseau Ferré de France (RFF) et Eiffage Rail Express (ERE), le projet représente un investissement de 3,3Mds€ dont 1,85Mds€ pris en charge par les régions Bretagne et Pays de la Loire, ainsi que par les collectivités locales des quatre départements bretons. Le contrat signé en août prévoit également que la maintenance et l'entretien de la LGV reviennent à Eiffage, pour une durée de 25 ans.






Livraison en 2016

Avant de lancer la phase génie civil qui prendra fin à l'été 2015, les travaux préparatoires s'étalent de juillet à décembre de cette année. La livraison de la ligne étant prévue à l'automne 2016. «Le tracé sarthois a quelques particularités. Déjà, le contournement nord duMans sera ouvert au fret, alors qu'il n'existe pas de LGV mixte en France. Ensuite, les 3,6 kilomètres de la virgule de Sablé-sur-Sarthe qui permettront la mise en place de liaisons TER, notamment depuis Angers, sur la nouvelle ligne», détaille Marc Legrand, président d'Eiffage Rail Express. Et avec trois lots de travaux sur les sept que compte la ligne, la Sarthe offre quelques beaux challenges d'aménagements. «La LGV devra franchir l'A 81, l'A 28 et l'A 11. Il y aura aussi quelques "sauts de mouton" au-dessus des lignes TGV existantes», précise le directeur des travaux Patrick Charlon. Sur la centaine d'ouvrages d'art prévue dans le département, deux grands viaducs seront également construits, d'une longueur de 450 et 350 mètres. Les plus longs de la ligne.




Impact sur les entreprises

Sur le chantier, Eiffage Rail Express s'engage à sous-traiter 30% des travaux à des entreprises hors groupe. Des recrutements sont à envisager localement, sur des postes de conducteurs d'engins, coffreurs et personnels d'exécution. «Nous ferons d'abord travailler les collaborateurs d'Eiffage, avant de nous associer à des partenaires locaux. Sous réserve bien entendu qu'ils soient compétitifs et qu'ils respectent nos standards de qualité», souligne Marc Legrand. À noter que deux bases de travaux seront installées dans le département, à La Milesse et Auvers-Le-Hamon. Cette dernière, d'une superficie de 30 hectares, sera reconvertie à l'issue du chantier en base de maintenance pour la ligne. Elle pourrait ainsi accueillir 40 à 50 techniciens, et ce jusqu'en 2036, date de fin du contrat liant Eiffage à Réseau Ferré de France.

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