C’est un jury indépendant composé de 4 citoyens nantais qui a choisi les heureux élus. A partir d’aujourd’hui, le contre la montre est lancé. Les dix projets sélectionnés ont un mois et demi pour monter leur campagne de crowdfunding sur la plateforme We do Good. Nantes Métropole les aide à hauteur de 10% de la somme qu'ils recherchent, plafonné à 2 000 euros, pour les aider dans cette phase de pré-amorçage..
Parmi les sélectionnés on retrouve : Une ferme urbaine aquaponique de l’association Bio-T-Full, Enerpro Gaz, une solution de micro méthanisation pour les exploitations agricoles, mais aussi la restauration collective et les particuliers. On trouve aussi Compostri, une solution pour faire du compost avec ses voisins, et le projet Scopeli , le supermarché collaboratif qui espère ouvrir ses portes à la fin de l’année 2017.
Nantes se lance dans le crowdfunding
C’est la première fois que Nantes Métropole passe par le crowdfunding pour faire émerger des projets. La raison est avant tout financière. Nantes Métropole souhaite explorer les nouveaux types de financements liés à la transition énergétique, elle teste donc une nouvelle formule. Le but est aussi d'ouvrir en grand la boite à idées innovantes. L'idée a germé à Nantes Métropole alors que Nantes avait été élue Capitale verte de l'Europe en 2013. « On avait fait appel à des projets citoyens. 220 projets avaient émergé, on avait sélectionné 80, ça a été très enrichissant », rappelle Anne-Line Briand, chargée de mission Développement durable pour l'agglomération.
"C'est un test. Comment cela va être perçu par les habitants? "
Les collectivités commencent timidement à tester ce mode de financement bien connu des entreprises. Rennes s'est lancé l'an dernier, Saint-Brieuc expérimente aussi dans ce qu'elle appelle le civic crowdlending. « Il y a encore un flou juridique sur cette question de financement participatif initié par des collectivités », explique Susana Nunes, de la plateforme de financement participatif We do good, qui va accompagner les porteur de projets. « C'est un test, comment cela va être perçu par les habitants ? Est-ce que cela va bien marcher on verra bien », poursuit la responsable de communication de la plateforme.