Comment évolue le marché des travaux publics en Bretagne ?
Le volume est en baisse depuis la crise de 2008. Les conseils généraux se concentrent sur leurs dépenses sociales, à part dans le Morbihan, où les dépenses d'investissement se maintiennent. Quant aux communes, qui représentent 50% de notre activité, elles font face à des difficultés d'emprunts. Avec Dexia qui va plus ou moins disparaître et être reprise en tout cas par la Banque Postale. Les autres banques réduisent leurs prêts aux collectivités. Phénomène récent: le recours quasi systématique à des pools bancaires. Les financements deviennent plus compliqués.
Quels sont les plus gros chantiers à venir?
Celui de la ligne à grande vitesse est un chantier comme on en a jamais vu. Mais à peine le tiers se trouve en Bretagne. Au moins pour l'Ille-et-Vilaine, c'est vrai qu'il est susceptible d'apporter du travail. Un grand chantier en amène toujours des petits.
Pas très loin de Ploërmel, où se trouve le CFA des travaux publics...
Il forme une centaine d'apprentis chaque année, avec des jeunes qui restent à 80% dans l'entreprise. À la rentrée prochaine, nous allons d'ailleurs accueillir un bac pro, en plus des quatre CAP.