«D'ici deux mois, tout devrait être terminé. Nos deux sites de Latresne et Mérignac seront entièrement équipés de captation d'air afin de réduire les inhalations de vapeurs chimiques», annonce avec fierté Patrick Beslin, qui cumule les casquettes de responsable développement et environnement et président du CHSCT à L'Electrolyse. Manipuler des produits chimiques dangereux (acides, solutions contenant du chrome, du zinc, du nickel,...) constitue le quotidien de dizaines de salariés de ce sous-traitant stratégique de l'aéronautique dont les clients se dénomment Airbus, Dassault Aviation ou Safran... Dans cette aventure "Sécurité", dès 2000, la société girondine a participé à l'élaboration de la convention nationale d'objectifs par branche professionnelle suivie de la signature en 2002 d'un contrat de prévention entre L'Electrolyse et la CRAM Aquitaine sur la base de la convention régionale d'objectifs. La captation de vapeurs toxiques s'est imposée d'emblée comme une priorité même si l'impact de ces vapeurs sur la santé s'avérait difficilement mesurable.
Recommandations de l'INRS
«Dans une démarche préventive, nous avons donc décidé de suivre les guides et les recommandations de l'INRS, Institut national de recherche et de sécurité, en reconfigurant les capteurs d'air, les collecteurs ainsi que les extracteurs» explique Céline Serrault, animatrice "sécurité et environnement" à L'Electrolyse. Liant sécurité et environnement, l'entreprise s'est de plus dotée d'unités de traitement d'air pour neutraliser les rejets dans l'atmosphère. L'investissement se chiffre, depuis 2002, en centaines de milliers d'euros, et ce malgré l'aide de la CRAM à hauteur de plus de 30% de ces dépenses dites "sécurité". «Pour accomplir ce type de démarche, une PME doit en effet être en bonne santé. Cela demande des moyens importants, mais surtout de revoir toute l'organisation de notre unité de production», précise Patrick Beslin.
Meilleur confort de travail
D'autres actions préventives ont parallèlement vu le jour notamment pour le traitement des déchets industriels, seconde activité de L'Electrolyse: achat d'une nacelle élévatrice, formations des salariés sur les risques chimiques, le port des EPI (équipements de protection individuelle), les gestes et postures... «Au final, outre la réduction des risques sur la santé, les salariés disent avoir gagné en confort de travail grâce à une réduction très nette des odeurs désagréables», selon Céline Serrault.
Effectif: 100 salariés CA: 8M€ Effectif: 100 salariés Tél.: 05.56.20.74.40
Fief de la chimie minérale, la société L'Electrolyse, spécialiste du traitement de surface de pièces aéronautiques, réorganise depuis 2002 ses installations pour prévenir tout risque sur la santé des salariés.