Quatre startup devraient intégrer le dispositif d’accompagnement du Startup Palace d’ici la fin de l’année.Elles seront présentées aux membres du fondsd’amorçage interrégional Go Capital II qui pourront décider de lui octroyer 250.000 euros au départ, puis 500.000 euros 6 à 12 mois plus tard, puis 1 million d'euros encore six mois plus tard. Go Capital, qui vient de lancer un deuxième fonds d'amorçage doté de 60 millions d'euros, a en effet décidé de réserver 12 millions d'euros de son budget pour l'accompagnement des startup numériques.« Avec 250.000 euros, vous avez les moyens de faire quelque chose si vous êtes une start-up.A quoi ça sert de donner 15 ou 20.000 euros? Cela ne sert à rien de donner des conseils si derrière la start-up ne peut pas exister »,explique Antoine Dumont, l’un des trois cofondateurs du Start-up Palace.
Les candidatures pour l’accélérateur viennent de s’ouvrir
Les postulants doivent avoir créé les statuts de l’entreprise, et apporter « des premiers signes de tractions », explique Antoine Dumont. « On valorisera les projets scalable, poursuit le dirigeant. Les start-up n’ont pas l’obligation de s’installer dans les locaux nantais. D’ailleurs, les candidatures sont ouvertes à toute la France.
Le Startup Palace mobilisera 25 de ses 30 salariés, designers, développeurs, financiers, chargés de marketing, pour accompagner ces jeunes entreprises prometteuses, comme elle l’a fait depuis deux ans, avec 130 start-up. Mais au final, ce sont bien les responsables du fonds Go Capital II qui décideront ou non d’investir dans les start-up. À terme, le Start-up Palace espère convaincre un deuxième et troisième fonds d'investissement de collaborer avec l’accélérateur.
Déménagement dans quatre fois plus grand place Graslin
Pour loger 120 personnes, c’est à dire les 30 salariés du Palace, les 25 startup hébergées sans oublier les grands groupes résidents au Startup Palace, le locataire du 18 de la rue Scribe va déménager, juste à côté, place Graslin, dans presque 4 fois plus grand. Après quasiment un an de prospection, il a enfin trouvé son vrai palace, en centre-ville de Nantes. Il s’agit de l’agence du CIC Ouest situé 4 rue Voltaire, l’ancien siège de la banque. Un ancien hôtel particulier de 3.600 m² qui a déjà l’apparence extérieure d’un palace et qui a besoin d’une rénovation intérieure estimée à 10 millions d’euros. Il ne devrait pas ouvrir avant un an et demi. Si l’agence du CIC sera déménagé au siège, sur le champs de mars, une équipe de la banque restera, elle, dans les locaux. « Notre ambition est d’accueillir 350 emplois à terme », explique Antoine Dumont. À coté de l’accélérateur, le Startup Palace souhaite continuer à accompagner des start-up dans toute la France ainsi que des ETI et grands groupes dans leur démarche d’open innovation. Ce sont ces entreprises matures qui apportent la majorité du chiffre d’affaires de la société. L’accompagnement des startup, lui, contribue à 35% du chiffre d’affaires.
Cinq nouveaux actionnaires entrent au capital
Pour supporter cette montée en puissance, les trois fondateurs ont souhaité s’entourer de cinq nouveaux actionnaires. « C’est nous qui sommes allés les chercher », précise Antoine Dumont. « On a besoin d’être entouré avec des gens qui ont plus d’expérience que nous, qui sont plus aguerris », poursuit le dirigeant. Les trois cofondateurs restent majoritaires. Il s’agit de Christophe Collignon, directeur général d’IMA Technologies, Gwënola Kerglonou, responsable de l’enseignement supérieur de l’ICAM de Nantes, Bruno Hug de Larauze, P-dg du groupe Idéa, Jean-Baptiste Gouin, fondateur et P-dg de Talenco et Sylvain Casters, fondateur de propriétés-privées.com
Le Startup Palace a réalisé 300% de croissance entre la première et la deuxième année d'activité et atteint le point d’’équilibre. Objectif : doubler le chiffre d’affaires d’ici à 2019.