L'acquéreur est KEBA Group AG, société de droit autrichien dont le siège se trouve à Linz, dirigée par Christoph Knogler. La cible est Transtechnik SAS, immatriculée sous le numéro 340 311 158, dont le siège est situé rue des Grandes Varennes à Ahuy, dans la première couronne dijonnaise. L'opération porte sur la totalité du capital : Transtechnik deviendra une filiale détenue à 100 %, rattachée à la branche Industrial Automation du groupe. La société changera de dénomination sociale pour devenir KEBA France, tout en conservant la marque Transtechnik.
Une PME de moins de vingt salariés fondée en 1987
Créée en 1987, Transtechnik est enregistrée sous le code d'activité « commerce de gros de composants et d'équipements électroniques », pour un capital social de 192 000 €. Ses statuts mentionnent la conception, la fabrication et la maintenance de systèmes électroniques et de servomoteurs. Outre son siège d'Ahuy, l'entreprise dispose de deux établissements secondaires, à Dardilly (Rhône) et dans l'Essonne.
Son dernier chiffre d'affaires publié sur les bases d'annonces légales s'établit à 6,14 M€ au titre de l'exercice 2021. Les données d'effectif disponibles la situent dans la tranche 10 à 19 salariés en 2022. Ces chiffres ne sont pas actualisés à l'occasion de l'opération, et le nombre de collaborateurs concernés par le transfert n'est pas précisé.
L'entreprise intervient sur le conseil, la planification, la conception et la mise en service de composants d'automatisation pour des clients industriels. Elle revendique des références dans la cosmétique, l'emballage et l'agroalimentaire, sans nommer de client ni fournir de répartition.
Une opération encore suspendue aux autorisations réglementaires
L'acquisition n'est pas finalisée. KEBA vise une conclusion de l'opération à l'automne 2026, sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires nécessaires. Aucune date précise n'est avancée.
Le groupe s'engage sur le maintien du site d'Ahuy et sur le transfert de l'ensemble des salariés. Les propriétaires actuels resteraient au sein de l'équipe de direction locale. Jan Gadras, jusqu'ici responsable commercial France de KEBA Industrial Automation, occuperait la fonction de responsable commercial de KEBA France.
« L'acquisition de Transtechnik constitue une étape logique dans notre stratégie de croissance en France », déclare Christoph Knogler, directeur général du groupe KEBA. « À moyen terme, ce site en France nous permettra de mettre en place une plaque tournante que nous utiliserons pour le développement commercial local dans tous les domaines d'activité de KEBA. »
KEBA affiche par ailleurs le projet d'un centre de compétences dédié à la mécatronique et à l'automatisation avancée sur le site français. Ni calendrier, ni montant d'investissement, ni objectif de recrutement ne sont annoncés à ce stade. Présent dans 16 pays via 28 implantations, le groupe autrichien était jusqu'ici actif en France sans filiale propre.