Rail Logistics Europe a annoncé le 4 novembre la dissolution du Fret SNCF pour donner naissance à deux sociétés : Hexafret et Technis. La première, avec 4 000 salariés, devient la filiale de la SNCF en charge du transport de marchandises en France et en Europe avec plus de 1 100 trains longue distance hebdomadaires. La seconde, constituée de 500 salariés, est en charge de la maintenance des locomotives et wagons, notamment d’Hexafret. Une manière de poursuivre les activités du Fret SNCF sans supprimer d’emplois.
Dissolution après enquête de la Commission européenne
La disparition du Fret SNCF avait été annoncée en mai 2023, dans le "plan de discontinuité" présenté par le ministre des Transports de l’époque, Clément Beaune. La société de transport de marchandise ferroviaire était visée par une enquête de la Commission européenne ouverte en janvier 2023 pour des aides versées par l’État français entre 2007 et 2019, soupçonnées de ne pas respecter les règles de la concurrence. Au total, le Fret a cumulé 5,3 milliards d’euros de dette dont une avance de trésorerie de 4,3 milliards d’euros. Le schéma proposé par le gouvernement en mai 2023 pour le futur du Fret visait à éviter à la société de rembourser sa dette.
Pas de plan de licenciement : promesse tenue
Pour la négociation du plan avec la Commission européenne, trois lignes rouges avaient été fixées par Clément Beaune : pas de plan de licenciement, garantir un report vers des activités ferroviaires et maintenir la SNCF dans les deux futures sociétés. Ces trois conditions ont été respectées. Hexafret et Technis prévoient de réaliser un chiffre d’affaires cumulé de plus de 700 millions d’euros en 2025.