Yann Guguen
P-dg de la Crêperie de Bretagne à Ploubalay
Vous faites partie des chefs d'entreprises qui ont choisi de préfinancer le crédit d'impôt compétitivité emploi l'an passé. Pourquoi ?
Par tradition, le début d'année dans nos métiers est plus tendu. Avec le CICE, nous avons trouvé un moyen de soulager notre trésorerie. Grâce à BPI, les démarches administratives se sont faites naturellement et très rapidement. Le seul document a fournir en plus a été l'attestation de masse salariale, fournie par l'expert-comptable. Nous avons pu injecter grâce au préfinancement près de 35.000 euros en compte-courant en mars 2013.
Une potentielle conditionnalité de l'aide ne vous a pas fait peur...
Un peu au début. Il régnait un flou sur la conditionnalité ou non du CICE. À savoir s'il fallait créer de l'emploi en échange par exemple. Les doutes ont été levés au 2e semestre 2013 ce qui nous a rassurés puisque l'argent avait déjà été versé.
Contrairement à ce que l'on pouvait craindre, le CICE n'est pas une usine à gaz...
Bien au contraire. Sa mise en place est simple. Cela nous a coûté peut-être 500 euros de frais de dossier. À côté de cela, nous avons passé sereinement la période creuse du début d'année. L'accompagnement de BPI a été parfait, les relations que l'entreprise avait avec Oséo les années précédentes ont sans doute joué.
- TROIS QUESTIONS