« Lors de la reprise de la Sefra en 2011, société spécialisée dans les constructions métalliques, j'ai souhaité réaliser un diagnostic précis de notre organisation et de notre fonctionnement. Sincèrement, c'était nécessaire d'un point de vue personnel pour moi. À l'époque cadre dans l'industrie des billets de banques, je ne connaissais pas grand-chose au secteur du bâtiment.
Une maquette numérique
Très rapidement, comme tout novice, j'ai été confronté à la prise des cotes, leur complexité, la perte de temps, les oublis, etc. Très rapidement, je me suis dit qu'il fallait révolutionner nos pratiques en faisant rentrer le numérique dans l'entreprise. En surfant sur internet, j'ai eu connaissance du BIM, démarche qui visait à mettre la maquette numérique au coeur du processus de conception et de fabrication d'un bâtiment. Ma jeunesse et mon parcours professionnel sont sans doute est un atout pour appréhender, de manière pragmatique, cette problématique mais, là aussi, sincèrement c'est très simple.
Des précisions uniques
J'ai acquis un scanner 3D Faro après avoir également réalisé des tests avec son concurrent Leica. Le système est simple à mettre en oeuvre. La formation des collaborateurs du bureau d'étude, qui maîtrisent déjà les outils informatiques de conception comme AutoCAD, ne prend pas beaucoup de temps. Il suffit, lors des déplacements sur site chez les clients, de réaliser des prises de scans dans différents points afin de bien englober l'ensemble du site concerné. Selon la résolution choisie, qui nous permet d'atteindre des précisions proches d'un demi-millimètre, il faut souvent autour de deux heures de travail. Avec cet outil, l'ensemble des cotes est pris, sans avoir à retourner sur place si on a oublié une mesure. Mais au-delà, cette modélisation permet de bien appréhender l'environnement du projet en terme de présence de câbles électriques, de dénivellation invisibles à l'oeil nu. C'est la force du système : ne rien oublier.
Des gains impressionnants
Au départ, nous réalisions des relevés manuels ou par laser en complément mais rapidement on s'est rendu compte que cela ne servait à rien car le scanner présentait les chiffres les plus proches de la réalité. Grâce au BIM, qui est directement relié à notre système de fabrication, nous sommes aujourd'hui capables, notamment dans le cadre de rénovation, de répondre à des marchés très complexes où au final on laissait une part de hasard au montage. Bien souvent, il fallait réaliser des reprises sur place. Depuis un an, en plus de gains en terme de déplacement et de temps de main-d'oeuvre pour la prise de cotes, nous n'avons jamais connu de problèmes de montage. Pour rien au monde je ne reviendrai en arrière que ce soit pour des gros chantiers ou de simples travaux chez des particuliers. C'est d'autant plus vrai que l'investissement en vaut la chandelle.
45 000 euros investis
Avec le dimensionnement de mes serveurs et de mes unités informatiques de travail, plus l'achat du scanner, l'enveloppe ne dépasse pas 45 000 euros. C'est largement amorti par les gains. Les performances de la Sefra s'en sont ressenties. Avec toujours 25 salariés employés, nous enregistrons aujourd'hui un chiffre d'affaires de 3,7 millions d'euros contre 2 millions d'euros lors de la reprise. »