L'heure de l'embellie aurait-elle sonné dans le bâtiment ? Oui si l'on s'en tient à certains marchés. Celui des particuliers au travers des rénovations ou des constructions de maisons individuelles est porteur avec des marges qui se reconstituent. Un dynamisme qui n'est pas encore au rendez-vous, en revanche, sur les marchés publics et les logements collectifs. Si les volumes ont un peu augmenté, les prix demeurent bas et les marges sont encore insuffisantes pour les entreprises locales.
160 postes à pourvoir
Pour des vents plus porteurs, il faut s'en tenir aux chiffres de l'emploi. « Le secteur va recréer des emplois : 10.000 postes cette année. Une bonne nouvelle mais qui reste très modeste quand notre secteur a détruit plus de 142.000 emplois en dix ans », analyse Stéphane Le Teuff, le président de la FFB dans le Morbihan. Localement ces besoins en recrutements se vérifient également. 160 postes sont ainsi à pourvoir immédiatement ou d'ici six mois « pour faire face à une hausse d'activité pérenne », précise Aude Le Vaillant, secrétaire générale de la FFB 56. La plupart de ces recrutements sont en CDI. Mais face à ses besoins, le secteur se heurte à une autre problématique : les CFA du bâtiment ne font plus le plein. « Nous n'avons pas assez formé pendant la crise et il y a eu un climat anxiogène sur ces métiers pendant la crise. »
Les enjeux du numérique
Sur le terrain, l'heure est donc à la mobilisation et aux actions de communication et à un prochain forum de recrutement. La fédération entend également changer les regards en s'appuyant sur son Bim Center breton, lancé le 10 juillet. « Ce centre informatique sera mobile. Il pourra être déployé dans les entreprises, les centres de formation... » Le Bim, les nouveaux logiciels, des outils collaboratifs sont autant de virages technologiques que la filière doit appréhender pour relever les défis futurs.