Le groupe distribue du matériel informatique et des produits high-tech auprès des particuliers et des professionnels, par l’intermédiaire de ses sites marchands et de ses boutiques. L’exercice précédent, clos le 31 mars 2026, s’était soldé par un résultat net de 10,2 M€.
Un semestre en repli de 9,6 %
Sur le semestre, du 1er avril au 30 septembre, le chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 241,3 M€, contre 266,8 M€ un an plus tôt. Le groupe situe en juin le début de l’inflexion de la tendance. « Comme nous l’avions indiqué en juillet, le recul du premier trimestre n’était pas représentatif de l’exercice », souligne Olivier de la Clergerie, directeur général du Groupe LDLC.
Le groupe publie également un volume d’affaires, distinct du chiffre d’affaires. Celui-ci inclut l’activité des franchises ainsi que celle des places de marché de LDLC et de Rue du Commerce. Il a atteint 147 M€ au deuxième trimestre, en recul de 1,3 %. Sur six mois, il totalise 266 M€, soit 6,4 % de moins qu’un an plus tôt.
Selon LDLC, la croissance de la plateforme marchande de Rue du Commerce explique l’essentiel de l’écart entre ces deux indicateurs. Au deuxième trimestre, Rue du Commerce a doublé son volume d’affaires, à 12,5 M€. Sur six mois, celui-ci a atteint 19,2 M€, en hausse de 71,5 %.
Le BtoB accélère, le BtoC recule encore
Le chiffre d’affaires BtoC a atteint 87,7 M€ au deuxième trimestre, en baisse de 13,1 %, après un repli de 21,2 % au premier. Sur six mois, il s’est élevé à 159,5 M€, soit 16,9 % de moins qu’un an plus tôt.
Le groupe explique cette évolution par des prix de composants historiquement élevés, notamment ceux de la mémoire, et par l’absence de nouveautés technologiques. Il rappelle également que le BtoC avait progressé de 16,2 % un an plus tôt, ce qui constitue une base de comparaison élevée.
À l’inverse, le chiffre d’affaires BtoB a gagné 16,1 % au deuxième trimestre, à 41,6 M€, après une hausse de 2,9 % au premier. Il a progressé de 9,7 % sur le semestre, à 75,7 M€. Selon le groupe, cette évolution reflète les besoins de modernisation des parcs informatiques des entreprises. Il relève également les premiers signes d’une demande croissante de matériel conçu pour l’intelligence artificielle, avec des budgets de clients professionnels qui s’orientent vers ces équipements.
Stocks, boutiques Apple et objectif de marge
Le groupe prévoit une baisse d’environ 20 M€ de ses stocks au 30 septembre 2026. Ceux-ci s’élevaient à 116,5 M€ au 31 mars 2026, contre 70,7 M€ un an plus tôt. Cette réduction devrait améliorer son besoin en fonds de roulement et sa génération de trésorerie, dès les comptes semestriels.
Le groupe annonce également que sa filiale OLYS reprend trois boutiques revendeuses agréées Apple à Toulouse, Labège et Tours. Leur ouverture sous enseigne LDLC est programmée en novembre 2026. Le parc de revendeurs Apple du groupe atteindra alors 23 boutiques, dont 18 LDLC et cinq Actimag.
Côté rentabilité, la marge d’excédent brut d’exploitation visée pour 2026-2027 reste identique à celle de 2025-2026, soit 4,4 %, indique le groupe. Il mise sur la maîtrise des stocks, l’optimisation des coûts et la rigueur commerciale.
Le groupe se dit confiant dans un rebond de la demande à moyen terme, qu’il associe aux nouvelles cartes graphiques et au renouvellement des équipements. LDLC publiera ses résultats semestriels le 10 décembre 2026, après la clôture de la Bourse.