Charles Clausse,directeur régional de Renault
Renault s'apprête à lancer, fin 2011, sa gamme électrique zéro émission ZE. Avec quels objectifs ?
Nous lançons cet automne nos gammes Kangoo et Fluence ZE ainsi que Twizzy. Nous ne sommes pas en présence de véhicules dont le cycle de vie est "normal". Il est donc difficile d'annoncer des objectifs de ventes et de dire comment se répartiront les ventes entre professionnels et particuliers. Ce que nous pouvons affirmer, c'est que le véhicule électrique devrait représenter 10% du marché mondial en 2020 et que nous comptons bien tenir notre place. Et l'Alsace, sensible aux véhicules électriques, se montre dynamique sur le sujet. En témoignent la prime supplémentaire de 5.000 euros proposée par la Région aux 500 premiers acheteurs de véhicules électriques et les efforts en termes d'équipements adaptés de la Cus et au niveau régional.
Cette gamme implique-t-elle d'importants investissements pour vos distributeurs ?
L'investissement financier se situe autour des bornes de recharge, qui coûtent chacune un peu plus de 2.000 euros. Si l'on ajoute, pour ceux qui en auront besoin, l'adaptation de leur installation électrique, et le nécessaire équipement pour l'après-vente, la facture devrait s'élever à quelques dizaines de milliers d'euros. Soit des coûts, c'est vrai, plus élevés que pour un véhicule classique. C'est aussi pour cela que seul notre réseau primaire est sollicité, et que deux niveaux sont possibles : les "centres ZE" et les "experts ZE", qui pourront effectuer des opérations d'après-vente plus poussées.
Comment se porte Renault en Alsace ?
La part de marché de Renault dans la région est de 21,3% et celle de Dacia de 3,3%. Nos tendances d'évolution sont similaires à la France. Ce sont des chiffres satisfaisants dans la mesure où nous évoluons ici dans un contexte d'implantation industrielle très forte d'autres constructeurs.
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