Pas besoin de chercher. Le site internet de JPB Industry n'est pas traduit en français. Il vous faudra donc le parcourir dans ses versions anglaise ou allemande. Et pour cause, depuis trois ans déjà, le fabricant de machines d'emballages pour adhésifs réalise 99 % de son chiffre d'affaires à l'international. Il livre l'Europe, l'Asie, l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. « Dans l'industrie française, les fabricants d'adhésifs se comptent sur les doigts d'une main. Le terrain de jeu est vite devenu européen », indique François-Xavier de Thézy, dirigeant de JPB Industry à Olonne-sur-Mer depuis 2010.
Porté par le grand export
À l'époque JPB avait déjà une culture à l'international avec 40 % de l'activité réalisée hors de l'Hexagone, avant de mettre l'accent sur le grand export, où sont effectuées désormais les trois-quarts des ventes. Les zones géographiques où la PME progresse se nomment le Brésil ou encore l'Asie du Sud Est.
Société d'ingénierie au départ - JPB Industry créait surtout des machines spéciales - le Vendéen fabrique aujourd'hui des machines de conditionnement pour des adhésifs "hot melt", comprendre : des colles à chaud. Ses lignes enveloppent ces colles en les enrobant d'un film protecteur en polymère, qui sera fondu avec lui pour être utilisé. JPB vend cinq à sept machines par an pour des clients fabricants de colle pour l'ameublement (pour coller les mousses de canapés ou de fauteuils), l'industrie automobile (pour coller le capitonnage afin de réduire le bruit moteur, coller la moquette au sol), le secteur de l'hygiène (adhésifs de couche-culotte...) la chaussure, la messagerie... PME de 11 personnes, JPB Industry rappelle que « l'export n'est pas un privilège réservé aux grandes entreprises ».
Membre de Vendée International, François-Xavier de Thézy partage désormais son expérience. « Il faut d'abord se poser une question évidente : mon produit est-il réellement exportable ? Si oui, le projet doit être porté par une vraie volonté du dirigeant. Il doit être convaincu du projet et se déplacer lui-même dans les pays, au moins au début. Enfin il faut s'entourer en interne et en externe, par exemple en demandant des conseils à d'autres PME qui exportent là où on veut aller », analyse le patron vendéen.
Les prochaines cibles dans son viseur se nomment aujourd'hui l'Inde et l'Amérique latine hispanophone.