Le créateur
Âgé de 54 ans et originaire de la région parisienne, Jérôme Michaud-Larivière n'avait pas, au départ, de véritable vocation industrielle. Issu d'une famille d'ingénieurs, il se lance dans des études de lettres et de cinéma. Auteur de romans qui lui vaudront quelques prix littéraires, gérant d'une société d'acquisition de droits, il devient surtout scénariste et directeur littéraire à TF1 pour les séries du soir. C'est d'ailleurs dans l'exercice de ses fonctions que naîtra son idée d'arbre à vent. « L'un de mes personnages de roman avait besoin d'une invention. »
Le statut
Composée du gérant fondateur et de deux ingénieurs, la société New Wind est passée de SARL à SAS. « Les investisseurs avaient conditionné leur apport à un comité de surveillance implanté en Côtes-d'Armor. » Depuis décembre 2012, la société est domiciliée dans les locaux de Cap Entreprises à Trégueux. Soutenu par les Armor Angels, qui ont largement conditionné son choix d'implantation, Jérôme Michaud-Larivière a déjà pu compter sur un apport global, aides publiques incluses de 250.000 euros. « Une seconde levée de fonds sera réalisée pour la partie industrielle. »
Le projet
Alternative aux éoliennes industrielles, l'arbre à vent est un système de production d'électricité, capable de se fondre dans l'environnement, qui se décline en deux modèles de 8 m et 12 m. Chaque feuille constitue une petite turbine capable de produire 25 W.
Les atouts
L'arbre de 8 m répond aux besoins d'une famille de quatre personnes (hors chauffage) pour une maison de 125 m². « Avec notre système, un vent de 2 m/s suffit. La production électrique atteint 200 à 230 jours par an, contre 100 jours pour une éolienne traditionnelle. »
Les perspectives
La phase industrielle, prévue dès juin, fera intervenir des fournisseurs et producteurs bretons. D'ici 3 ans, la société devrait passer de trois à neuf personnes. L'embauche d'un responsable commercial est en cours. « Nous aurons besoin d'un soudeur et d'un électricien. Nous allons recruter des gens d'ici. L'assemblage et l'électrification se feront dans l'atelier de Cap Entreprises. » Prévue l'été prochain, la commercialisation visera le marché des collectivités et celui des particuliers. Le tarif d'un arbre de 8 m devrait atteindre 16.000 euros, le modèle supérieur, 3.000 euros de plus.
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ÉNERGIE Lauréat du concours Créer 2012, le créateur parisien s'est installé dans les Côtes-d'Armor afin d'y développer son projet d'arbre à vent producteur d'électricité.