«Je me suis inscrit aux «Start-up week-end», une manifestation qui s'est tenue à La Cantine Numérique à Nantes du 18 au 20février. Au départ, ma motivation était principalement de rencontrer du monde et de faire connaître mon activité de conseil en web marketing et social média. Le vendredi après-midi, avant de venir, j'essaye tout de même de réfléchir à un projet de start-up autour de l'élection présidentielle:ça va être l'événement majeur de 2012. Via le web, l'idée est d'essayer de recentrer le débat politique sur les différentes propositions des candidats, plutôt que de s'attacher, comme c'est monnaie courante, aux petites phrases des uns et des autres. «Arrivé sur place, il y a une centaine de personnes. Dans l'ambiance, je me lance et présente mon idée devant l'ensemble des participants. Le pitch ne dure même pas une minute. Après un vote, le projet est retenu avec neuf autres. Après, c'est un peu la ?foire aux bestiaux?. Il faut constituer une équipe et donc motiver des gens dans l'assistance à s'investir dans le projet. On se retrouve au final à huit autour de la table. Avec des compétences assez variées. Il y a des ingénieurs, des profils techniques et marketing. «On a commencé à réfléchir sur la pertinence du projet, sa faisabilité réglementaire, la concurrence, etc. On a trouvé un nom, «àVoter». Il y a même eu un début de codage d'application. Ce qui est bien, c'est qu'on a pu bénéficier de l'appui de huit experts invités par l'organisateur, ce qui nous a permis d'avancer plus vite. Nos discussions se sont déroulées tout le week-end à La Cantine, puis dans un bar, jusqu'au dimanche, 17h, où on a présenté l'avancée de nos travaux devant un jury d'experts et de chefs d'entreprise. Et... on a gagné...» «Au final, cette expérience m'a permis de rencontrer en 54heures des personnes clefs que j'aurais mis des mois à rencontrer. C'est un gain de temps énorme. Quant au projet en lui-même, nous nous sommes revus à l'issue du week-end. La machine est en marche. Nous sommes aujourd'hui une équipe de huit personnes dans ce projet, à s'investir pécuniairement et en temps. «On part sur quelque chose de citoyen, de concret et de constructif pour le débat public. On va créer une application web et mobile. Elle va d'un côté permettre aux candidats à l'élection présidentielle de diffuser leurs propositions. De l'autre, les utilisateurs vont pouvoir qualifier ces propositions - j'aime, je n'aime pas, je vote blanc-et les faire partager au plus grand nombre via les réseaux sociaux, notamment Facebook. Le business model reste encore à affiner. On s'oriente sur la vente de prestations de services aux partis politiques, sous forme de sondages par exemple. «On est jeune, avec des petites expériences en gestion de projets et on veut y aller! Notre objectif est de lancer une première application dans les trois mois. Elle sera portée par une entreprise dont nous sommes en train de déposer les statuts.»
«àVoter»
twitter.com/florianhervéou