Cinq laboratoires d'excellence (Amadeus, Brain, Cote, Lascarbx et Trail), cinq équipements d'excellence (Elorprintec, Petal+, Optppath, Phénovirt et Xyloforest), une cohorte (I-share), un Institut hospitalo-universitaire, une infrastructure nationale (France-BioImaging), et une présélection pour l'appel à projet Initiative d'excellence (IdEx). L'Université de Bordeaux et son président Manuel Tunon de Lara peuvent avoir le sourire. Candidate à neuf appels à projets lancés dans le cadre du programme Investissements d'avenir (ex-grand emprunt), l'université est d'ores et déjà lauréate de cinq appels à projets et bénéficiera dans les prochaines années d'un coup de pouce financier non négligeable de l'État: 36M€ pour les Equipex, 45M€ pour l'IHU, les autres financements n'étant pas encore connus. Annoncé fin 2009 par le gouvernement, le programme Investissements d'avenir doté de 35Md€ sur 10 ans vise à améliorer la compétitivité de l'économie française. Cinq priorités stratégiques ont été dégagées: l'enseignement supérieur et la formation, la recherche, les filières industrielles et les PME, le développement durable et l'économie numérique.
22Md€ pour la recherche
Sur ces 35 Md€, 22 seront consacrés à la recherche, à l'innovation et à l'enseignement supérieur à travers plusieurs types d'actions ciblées et d'investissements: achat de matériel spécifique, création de laboratoires de recherche, financement d'institut pour la valorisation de la recherche... mais surtout la création de sept pôles majeurs d'enseignement supérieur et de recherche capables de rivaliser avec les plus grandes universités mondiales. À lui seul cet investissement est doté de 7,7Md€ «L'idée est de parier sur l'avenir et de financer des programmes de recherche qui débouchent sur du transfert de technologies, des nouveaux produits qui potentiellement ont des retombées économiques», explique André Touboul, le délégué Aquitaine à la recherche et à la technologie. 22Md€ pour la recherche et l'enseignement supérieur. Une manne financière qui a aiguisé les appétits des universités, principales bénéficiaires de ces fonds, et notamment celui de l'Université de Bordeaux déjà bénéficiaire de l'opération Campus. «C'est une véritable machine de guerre qui a été mise en place, plaisante Manuel Tunon de Lara. Nous y travaillons depuis un an. C'est un effort financier majeur accordé par l'État, il ne fallait pas le rater.» L'Université a donc joué groupé et élaboré une stratégie globale pour obtenir le maximum et notamment l'Initiative d'excellence pour laquelle elle est d'ores et déjà présélectionnée et a demandé un budget de 1Md€. «Nous avons décidé de sélectionner des thématiques de recherche complémentaires et pluridisciplinaires capables d'être compétitives au niveau mondial, qui puissent attirer des étudiants et déboucher sur du transfert et donc du business.Si nous obtenons l'IdEx ce sera vraiment l'occasion de mettre en place notre nouveau modèle d'université que nous avions déjà présenté pour l'opération Campus et de rapprocher l'université et les entreprises.»
1Md€ potentiel pour l'IdEx
Les résultats pour trois autres appels à projet sont attendus dans les prochaines semaines: l'Institut de recherche technologique (IRT) pour lequel Toulouse est également sur les rangs, l'Institut national d'excellence en énergies décarbonées (IEED) et la Société d'accélération du transfert de technologie (SATT). Mais l'Initiative d'excellence reste le Graal à obtenir.
Université de Bordeaux
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