International : La terre d'accueil nordiste regagne sa troisième place
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International : La terre d'accueil nordiste regagne sa troisième place

Troisième région française pour l'accueil des investisseurs étrangers, le Nord - Pas-de-Calais doit encore travailler pour booster ses propres PME à l'export.

Le Nord - Pas-de-Calais regagne en 2010 son rang de troisième terre d'accueil des investisseurs étrangers, derrière l'Ile-de-France et Rhône-Alpes, après avoir rétrogradé à la cinquième place en 2009. «La région reste troisième en cumulé depuis 1993», se félicite Pierre de Saintignon, vice-président du conseil régional. Les 33nouvelles décisions d'investissements de l'an passé pèsent 2.419emplois (dont 1.158créations), soit une hausse de 20% en un an. Deux projets de pérennisation portant sur 256emplois ne sont pas comptabilisés dans ces statistiques, qui portent uniquement sur l'emploi et non sur les montants investis. Premier pays investisseur dans la région, avec 642emplois, l'Allemagne devance l'Italie (605emplois), le Royaume-Uni (373) et les États-Unis (199). À noter que la Chine n'est pas encore présente dans ce classement. Elle le sera en 2011. Par ailleurs, les investissements liés aux éco-activités augmentent.




Moins de projets, plus d'emplois La région attire moins de projets qu'en 2009 (33 contre 39), mais ceux-ci portent davantage d'emplois (2.419 contre 2.008). Et la moyenne nordiste s'établit à 70emplois par projet, bien au-delà de la moyenne nationale de 40emplois. En région, ce sont le Grand Lille et le secteur industriel (1.865emplois) qui attirent le plus les capitaux étrangers. Reste à trouver un nom international attirant pour la région. «Northern France, the Lille Region» n'est pas encore sexy.

Peut mieux faire à l'export Côté exportation, la région peut mieux faire. Selon l'observatoire régional des échanges internationaux (Orei), un quart seulement des entreprises régionales sont structurées à l'export. Les «occasionnelles» sont certes en progression mais 7,4%, et les opportunistes en recul de 2,7points. Signe encourageant: 46% des 1.099répondants envisagent une reprise de leur export. Le solde d'opinion est redevenu positif, au niveau d'avant-crise. «Les gros tracteurs régionaux que sont Auchan, Doublet ou Roquette cachent la forêt des analphabètes à l'international», déplore Pierre de Saintignon. Et Luc Doublet, président de CCI International, de marteler: «Il faut former nos entreprises à l'export. L'international, ce n'est pas forcément la frontière belge, il faut aller au grand large!» 60% des entreprises exportent dans moins de cinq pays, souvent européens.

G.B.

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