Si Innopsys investit aujourd'hui entre 30 et 35% de son chiffre d'affaires dans la R&D, c'est bien sûr parce que le marché de l'instrumentation scientifique sur lequel elle se positionne exige des technologies toujours plus innovantes. Mais c'est aussi parce qu'il y a six ans, cette PME a bien failli disparaître, faute d'avoir suffisamment diversifié ses clients et ses produits. «Entre 2000 et 2004, nous avons travaillé au développement d'un scanner de biopuces pour le compte de BioMérieux. Lorsque le groupe a décidé d'arrêter d'investir dans une technologie qu'il jugeait complexe et coûteuse, nous avons perdu 90% de notre chiffre d'affaires, du jour au lendemain», se rappelle Laurence Bouet, Dg déléguée d'Innopsys. Débute alors une phase de repositionnement de la société pour proposer, à partir de 2006, sa propre gamme d'instruments: d'abord Inno-Scan, des scanners capables de lire des biopuces dédiées au marché de la recherche biotechnologique et des industries de la santé, de l'agroalimentaire, du diagnostic, etc., puis Mapix, un logiciel d'analyse d'images de biopuces. De nouveaux produits, conçus par les équipes d'Innopsys, devraient venir enrichir cette gamme dans les deux prochaines années, parmi lesquels «un instrument permettant de déposer des biomolécules sur tout type de support avec la capacité ou non de les nano-structurer», dont la commercialisation est programmée courant 2011. Innopsys vend ses machines en direct en France et par le biais d'un réseau de distributeurs dans plus de 25 pays. Elle réalise ainsi plus de 70% de son CA à l'export.
La société d'instrumentation Innopsys complète sa gamme de scanners de biopuces et logiciels associés avec un nouveau produit dont la sortie commerciale est programmée en 2011.