Immobilier d'entreprise : Transactions en repli de 6,2 %
# Conjoncture

Immobilier d'entreprise : Transactions en repli de 6,2 %

BNP Paribas Real Estate - anciennement Atisreal - a dévoilé le 16septembre dernier les tendances du marché de l'immobilier d'entreprise dans le département. Un 1er

semestre 2009 qui se fait toujours l'écho de la crise. Selon Pascal Schori, directeur régional Paca de BNP Paribas Real Estate, ce premier semestre 2009 est, pour l'immobilier d'entreprise des Bouches-du-Rhône, le «prolongement de 2008, avec des résultats moyens, en retrait par rapport aux années précédentes». Avec néanmoins une nuance à apporter: si le premier trimestre a enregistré une spectaculaire baisse des transactions du bureaux (de près de 30%), le deuxième trimestre a été moins négatif, ce qui porte la moyenne semestrielle à - 6,2%. «Le point bas a peut-être été atteint en début d'année, estime Pascal Schori. 2009 devrait donc finalement ressembler à 2008, avec un résultat proche des 100.000m² placés». De son côté, l'offre, qui représente près de deux années de commercialisation, reste globalement stable, mais à un niveau élevé. Elle est tout de même en hausse annuelle de 15% à Marseille, alimentée par la livraison d'opérations neuves. À Aix-en- Provence, la hausse est quant à elle de 25% (35% pour le neuf et 16% pour la seconde main). «Mais ce stock ne représente qu'un peu plus de quatorze mois de commercialisation, précise Pascal Schori. Il n'y a donc pas péril en la demeure...» Côté demande, BNP Paribas Real Estate a enregistré pour ce premier semestre une progression départementale de 32% comparativement à la même période en 2008.




Demande moins fiable

«Le secteur public et parapublic a pris le relais de la demande privée, qui est très faible, nuance néanmoins Pascal Schori. De même, les délais de transformation en transactions sont plus longs, et aboutissent parfois à des non prises de décisions. La demande est timide, curieuse, et finalement moins fiable qu'hier. Il faut désormais faire très attention aux valeurs, car les entreprises, même les plus grandes, ne sont plus prêtes à passer certains seuils de prix de loyer».

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