Avec son père Alain, Michael Ingberg est l'artisan du renouveau de Meccano. Il revient sur sa stratégie et ses ambitions pour le fameux jouet de construction.
Comment Meccano se positionne désormais dans son secteur?
Nous sommes sur un marché porteur et très cyclique. Grâce à leur forte valeur pédagogique, nos produits se portent bien mieux que par le passé, face au jeu vidéo. En 2009, l'activité de Meccano au Royaume-Uni a bondi de 80% malgré la conjoncture. Si nous faisons jusqu'à 70% de notre CA à l'export vers plus de 80 pays, la France demeure notre premier marché après les Etats-Unis. Par ailleurs, nous restons encore très dépendants de la saison des fêtes, pour environ 80% de notre activité. Nous envisageons de développer de nouveaux jouets, plus petits et plus accessibles, pour rééquilibrer la balance.
À quoi répond votre ancrage réaffirmé à Calais?
Déplacer le siège social de Meccano à Calais répondait autant à une opportunité économique qu'à un attachement historique et géostratégique. Meccano étant une marque à l'origine anglaise, il était normal de se recentrer sur une ville dont les liens avec le Royaume Uni sont évidents et qui est placée au carrefour du marché européen. Nous avons en effet l'ambition d'y renforcer notre présence, notamment en Allemagne.
Quels espoirs placez-vous dans la société?
Depuis ses débuts, Meccano s'est forgé une renommée en associant technique et innovation. Nous devons poursuivre dans cette voie et assurer la légitimité de Meccano dans les nouvelles technologies. Il faut toujours créer et surprendre, en valorisant la relocalisation de notre production afin d'améliorer notre visibilité sur les rayons des distributeurs et fidéliser les consommateurs.