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Happy Cash : Un réseau de 70 magasins en 2014
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Happy Cash : Un réseau de 70 magasins en 2014

COMMERCE Basée à Sainte-Hermine, l'enseigne d'achat-vente de produits d'occasion (hi-fi-, téléphonie, bijouterie, jeux vidéo...) compte ouvrir une douzaine de magasins d'ici la fin de l'année. Baisse du pouvoir d'achat, refus de l'hyperconsommation et considérations écologiques tirent les ventes.

C'est l'autre franchise vendéenne qui monte. Après le succès de La Mie Câline (plus 200 magasins), le réseau de magasins d'occasions Happy Cash pourrait bien s'ajouter aux nombreuses success stories nées dans le département... Et même très rapidement. Forte d'un réseau de 58 magasins, dont les trois quart en franchise, l'enseigne a ouvert depuis 2010 environ dix nouvelles boutiques par an. Et devrait encore accélerer cette année « Happy Cash a déjà récupéré cinq nouveaux franchisés depuis janvier, et l'on compte encore ouvrir entre dix et quinze nouveaus magasins d'ici fin décembre », détaille Pascal Lebert, dirigeant de l'enseigne basée à Sainte-Hermine. Ce dernier espèrant atteindre 70 boutiques en 2014. Un petit boom synonyme « d'au moins trente emplois », les équipes des magasins étant constituées de trois à neuf personnes. Au total, son chiffre d'affaires s'élevait à 32 millions d'euros en 2013 (dont 13 M€ de CA en propre), pour un effectif de 230 personnes, salariés et franchisés compris.




Un marché évalué à 5 Md€

Happy Cash revendique aujourd'hui la quatrième place sur son marché - évalué par le cabinet Xerfi à environ cinq milliards d'euros - derrière Cash Converters, Easy Cash ou encore Cash Express. Comme ses concurrents, le Vendéen est spécialisé dans l'achat et la vente de produits d'occasion de la hi-fi à la téléphonie en passant par la bijouterie les dvd, les jeux vidéo, les instruments de musique, etc. A la différence de beaucoup, il cible principalement les centres-villes de petites et moyennes agglomérations comme Brest ou Angers, avec des magasins de petite taille.





A Sainte-Hermine, une équipe d'une dizaine de personnes assurent le fonctionnement de l'administration et de la centrale d'achat du réseau (environ 10% des produitss sont neufs).




Effet crise, refus de l'hyperconsommation...

Pour l'anecdote, le créateur d'Happy Cash en 2002, Sébastien Maigre est d'origine vendéenne. Quand il crée ses deux premiers magasins, à La Rochelle puis à Nantes, il choisit naturellement le Sud Vendée pour implanter son siège. Pour expliquer, l'essor de son enseigne, Pascal Lebert évoque d'abord un effet crise, qui a entrainé une baisse du pouvoir d'achat depuis quelques années, « d'environ 2% par an », estime ce dernier. Toujours d'après lui, l'argument économique a renforcé un refus latent de l'hyperconsommation. « Concrètement, à l'heure où les nouveautés produits, notamment hi-tech, comme I-Phone et iPad se renouvèlent a un rythme effréné, on se dit qu'acheter la version précédente, beaucoup moins chère, presque aussi efficace et tendance, suffit amplement. Et pourquoi jeter ce qui marche encore ? » Dans la même logique, l'enseigne lance au printemps un service de location sur certains de ses produits d'occasion, comme les perceuses. Le créneau semble prometteur. Ainsi, plusieurs magasins U, dont Challans et Les Herbiers, testent actuellement, la location d'outils de jardinage, bricolage ou produits festifs, mais en neuf, (vaisselle, machine à pop-corn...).

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(Sainte-Hermine) Dirigeant : Pascal Lebert 230 salariés et franchisés 32 M€ de CA (réseau) 02 51 29 02 27

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