Morbihan
Groupe Eonnet : Le transporteur accélère
Morbihan # Transport-logistique # Investissement

Groupe Eonnet : Le transporteur accélère

Transports Avec une seizième entreprise acquise en octobre, de nouveaux bâtiments prévus à La Trinité-Surzur et à Moréac, le groupe de transport Eonnet, qui emploie désormais 800 salariés, appuie sur l'accélérateur. Une croissance que n'imaginait pas son fondateur en débutant il y a 20 ans seul avec son camion.

« Il est toujours là. Je ne le vendrai jamais ! » On comprend pourquoi Daniel Eonnet tient à son tout premier camion, avec lequel il a débuté, en 1996, une aventure qui l'a mené à la tête d'une holding de 16 sociétés de transports de marchandises. La dernière en date, LGT, a été acquise à Lyon en octobre. Elle compte 20 conducteurs, autant de tracteurs routiers et 30 semi-remorques. Basée à Vaulx-en-Velin, Transports LGT a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 1,6 million d'euros, en croissance annuelle de près de 15 %, et affiche un résultat net proche de 160 000 euros.

Cinquième rachat de l'année

C'est la cinquième opération de croissance externe du groupe Eonnet cette année, qui a repris des sociétés à Montpellier, Marseille et à Saint-Étienne. Les hommes et le matériel sont toujours gardés dans les nouvelles sociétés. Le groupe, spécialisé dans la location de véhicules avec ou sans conducteurs aux principaux acteurs du BTP et de la messagerie, y apporte son savoir-faire et une saine diversification. C'est la méthode Daniel Eonnet. « Quand on rachète une entreprise, on ne la révolutionne pas, confirme-t-il. On garde son âme. On diversifie les activités sur chaque site pour limiter les risques ». C'est cette réputation de respectueux repreneur qui fait venir à Daniel Eonnet de nombreuses propositions de rachats. La sélection est draconienne ensuite.

Deux nouvelles constructions

L'an prochain, le groupe breton fera sortir de terre de nouveaux bâtiments dans le Morbihan. À Moréac, près du siège, c'est l'entreprise Viloc, fondée en 2007 par Daniel Eonnet, spécialisée dans la location de véhicules, de nacelles, de minibus aux entreprises du groupe et bientôt à l'extérieur, qui bénéficiera au premier semestre 2017 de locaux dédiés sur 15 000 m². Le siège de la holding Eonnet l'y rejoindra. À La Trinité-Surzur, 14 000 m² accueilleront, aussi en 2017, 1 300 m² de nouveaux bâtiments de l'entreprise TBM, spécialisée dans les véhicules frigorifiques. Un investissement de plus d'un million d'euros dont 300 000 euros de foncier pour une entreprise qui a lancé la croissance externe des Transports Eonnet en 2005. Mécanicien diéséliste de formation, Daniel Eonnet avait débuté le transport, seul, neuf ans auparavant, en 1996. Aujourd'hui, le groupe compte 800 salariés, la plupart conducteurs, dont 200 au sein de la maison mère TDE (Transports Daniel Eonnet), à Moréac. Avec ses 16 sociétés dont six créations, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 56 millions d'euros en 2015 pour un résultat net de près de 3,5 millions d'euros. Après sa plus grosse croissance en 20 ans, il comptera en 2016 un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros avec un résultat net du même ratio. « On a toujours l'envie de progresser, indique le président. Plus on est présent, plus ça sécurise notre clientèle et plus on peut réaliser des économies d'échelle ». Ainsi, le groupe qui couvre déjà les trois quarts du territoire français garde l'objectif d'un maillage le plus resserré possible.

Un maillage national resserré

Aussi resserré que l'équipe dirigeante qui entoure le fondateur, dont il a repéré les membres chez ses anciens clients et fournisseurs : « On est plutôt des autodidactes, des pragmatiques, précise Olivier Guillotin, directeur opérationnel, toujours attaché à la forte identité de l'entreprise ». Pas d'actionnaires extérieurs, des décisions rapides, une bonne capacité financière avec des partenaires bancaires qui ont toujours soutenu l'entreprise : tout semble couler de source pour celui qui n'aurait « jamais pensé en être là 20 ans après ! » Et la suite ? « On a d'autres projets en cours, sourit Daniel Eonnet. Dans les secteurs qu'on ne couvre pas encore notamment : l'Est et le Sud-Ouest. »

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