Spécialisée dans la gestion et le recyclage des déchets d'entreprise, Greenwishes a été créée à Paris en octobre 2009 par Grégory Ogorek et Geoffroy Verzeaux. Grâce à son offre de gestion personnalisée clef en main, sa méthode de tri sélectif qui offre un reporting précis « à la centaine de grammes près », et donc une vraie traçabilité des déchets, et à son double engagement (100 % des déchets recyclés et 100 % made in France), Greenwishes n'a pas tardé à se faire un nom. Danone, Microsoft, Direct Énergie... La jeune PME est devenue rapidement un acteur reconnu du tri sélectif et du recyclage des déchets de bureaux en Île-de-France. « Pour poursuivre le développement de leur concept au niveau national, les fondateurs ont opté pour la franchise. C'est comme cela que Greenwishes Lyon a vu le jour, à mon initiative, le 30 septembre 2013 », explique Jacques Feyer, dirigeant de la franchise lyonnaise. Convaincu d'avoir entre les mains un concept résolument innovant, le dirigeant s'attelle depuis le début de l'année à défricher le terrain, à rencontrer des entreprises pour présenter son offre. « Sur le territoire du Grand Lyon, nous avons en face de nous des géants comme Veolia, Sita Mos ou encore Paprec. Et puis, même si nous offrons un service différent avec, notamment, la traçabilité, qui permet de répondre à l'obligation légale de registre de suivi des déchets imposé par l'arrêté du 29 février 2012, nous sommes sur un marché avec une forte inertie et avec des durées de contractualisation de douze à vingt-quatre mois en moyenne », explique Jacques Feyer.
1 M€ sous quatre ans
Malgré cela, Greenwishes Lyon peut déjà se targuer d'avoir une dizaine de clients réguliers en portefeuille, dont certaines belles références comme Atos ou encore Areva (1.200 collaborateurs). Ces références ne sont pas passées inaperçues puisque Greenwishes a reçu le 3 juillet le label Lyon Ville équitable et durable. « Nous intervenons aussi sur des opérations ponctuelles et sur des audits. Nous devrions boucler le premier exercice à un peu plus de 100.000 € de chiffre d'affaires. Ce qui est plutôt un bon début », se félicite le dirigeant, qui emploie pour l'heure trois salariés. Conscient que la conquête du marché lyonnais ne se fera pas du jour au lendemain, Jacques Feyer entend bien faire bouger les lignes et pas seulement en grignotant des parts de marchés aux mastodontes du secteur. « Beaucoup d'entreprises se contentent encore de faire de l'évacuation de déchets. Elles n'ont pas une vraie stratégie de gestion et de recyclage. L'objectif est de les faire passer d'un système d'évacuation à un système de gestion et de les faire entrer dans un cercle vertueux, développe Jacques Feyer. Nous espérons avancer à un rythme de croissance qui devrait être de l'ordre d'une trentaine de nouveaux clients par an. Là-dedans, nous aurons fatalement des entreprises que nous aurons convaincues de changer de pratiques et d'autres de changer de prestataires. » À ce rythme, Greenwishes Lyon ne devrait pas avoir trop de mal à atteindre ses objectifs comptables. « À horizon de quatre ans, nous devrions atteindre un million d'euros de chiffre d'affaires, assure Jacques Feyer. Nous sommes sollicités par des entreprises qui ont vu en nous un prestataire qui amène autre chose. Notre volonté n'est pas d'être un outil haut de gamme pour les entreprises. Notre prétention, c'est de pouvoir offrir ce service à toutes les entreprises. Nous ne sommes pas dans une démarche élitiste », poursuit-il.
Grenoble et Saint-Étienne dans la mire
Pour convaincre les plus petits budgets, Greenwishes dispose d'un argument de poids. « Chez nos concurrents, on trouve en général trois lignes sur la facture. Deux termes fixes qui sont la location du matériel de collecte et le prix du passage, et un terme variable qui dépend du volume que vous allez collecter. Nous, nous sommes radicalement différents. Nous modélisons une offre en fonction des besoins du client et nous lui faisons ensuite une proposition tarifaire sous forme d'abonnement mensuel. Nous sortons de cette logique de volume. Peu importe ce que l'entreprise génère comme déchets », argumente le dirigeant. En optant pour le modèle économique qui a fait le succès de la téléphonie mobile et des opérateurs internet, Greenwishes ne devrait pas tarder à s'attirer les faveurs des directeurs administratifs et financiers de la place lyonnaise. « Quand je construis mon budget, je connais à l'avance ce que va me coûter ma ligne déchets. C'est un vrai plus en termes de visibilité pour les entreprises », illustre Jacques Feyer, qui se plaît déjà à rêver d'un déploiement du concept à l'échelle de Rhône-Alpes. « C'est dans la tête du créateur que je suis. Si on veut aller au-delà du Grand Lyon, il faut imaginer d'autres implantations. L'idée serait à de pouvoir proposer ce service à Grenoble et à Saint-Étienne. Idéalement, il serait bien de pouvoir se projeter sous cinq ans sur une deuxième ouverture », conclut Jacques Feyer.
Environnement. Spécialiste de la gestion et du recyclage des déchets de bureaux, Greenwishes a ouvert une franchise à Chassieu fin 2013. Fort de quelques belles références, la PME dirigée par Jacques Feyer entend réaliser 1 M€ de chiffre d'affaires d'ici à 2018.