Pour le Grand port maritime de Marseille (GPMM), 2009 aura été une année noire, marquée par la crise économique, un accident sur le pipeline SPSE, des mesures douanières algériennes jugées pénalisantes et plusieurs mouvements sociaux. Résultat: un trafic global de 83millions de tonnes, en recul de 13,3%. Un niveau particulièrement bas dans l'histoire du port marseillais. Les vracs solides ont ainsi accusé une baisse de - 40%, les vracs liquides de - 13%, les hydrocarbures de - 10% et les marchandises diverses de - 4%. En revanche, les trafics passagers et conteneurs ont enregistré de légères hausses (respectivement2% et4%), tandis que d'autres segments de marché progressaient: céréales et sucres (36%), biocarburants (50%) et gaz naturel liquéfié (27%). L'activité croisière a elle aussi su tirer son épingle du jeu, avec une hausse de 18%. Au total, le port aura enregistré un CA de 172M€ (-8%) et aura investi 128M€.
«La partie reste à gagner »
«Aujourd'hui, le port est en train de se redresser par rapport à une année 2009 qui a été catastrophique, estime Patrick Daher. Le GPMM n'est pas en bonne santé. La partie reste à gagner. Si Marseille ne reconquiert pas ses parts de marché, elle va se retrouver à jouer en catégorie 2. Nous devons continuer à investir pour le futur. Et il est fondamental que le port retrouve sa productivité et sa fiabilité. Nous vivons une année charnière : j'en appelle aux politiques et aux partenaires sociaux. Nous ne pouvons pas subir à la fois la crise économique et du désordre. Il faut impérativement que nous tous retrouvions du calme cette année ». Pour 2010, le GPMM prévoit un trafic en hausse de 11%, à 92millions de tonnes.
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Jean-Claude Terrier, président du directoire, et Patrick Daher, président du conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille, ont présenté fin janvier un bilan 2009 marqué par un recul du trafic de 13 %.