GPMM : Consensus pour les bassins Est

GPMM : Consensus pour les bassins Est

Le 16mars dernier s'est tenue une séance exceptionnelle du conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille, organisée à la demande du préfet de région, et consacrée à la situation et à l'avenir des bassins Est du Port.

Transfert par Agrexco des trafics de fruits et légumes historiquement liés au Môle Léon Gourret, de Marseille vers Savone, en Italie, liquidation et arrêt définitif de l'activité de l'Union Navale Marseille, dernière entreprise de réparation navale lourde, grèves perlées sur le terminal à conteneurs de Mourepiane... L'avenir des bassins Est a fait couler beaucoup d'encre ces derniers temps et les rumeurs circulent vite dans les terminaux... Si vite que le préfet de région a jugé bon de réunir le conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille. Un conseil qui s'est déroulé en présence du préfet Michel Sappin, de Jean-Noël Guérini, président du conseil général, de Roland Blum, pour la mairie de Marseille, de Michel Vauzelle, président du conseil régional, et des représentants CGT des salariés. «L'objet de cette réunion était d'affirmer une vision commune, au sein des membres du conseil de surveillance sur l'avenir des bassins Est du GPMM», a rappelé Patrick Daher, président du conseil. Une réponse unanime a été apportée: «L'ensemble des acteurs politiques et économiques est aujourd'hui d'accord pour affirmer que Marseille ne peut pas se passer d'un port industriel solide. Nous parlons d'un enjeu considérable. Les bassins Est représentent le troisième port de marchandises diverses en France et emploient près de 13.500 personnes. Le conseil de surveillance confirme sa volonté de développer le port de centre-ville». «Le port de Marseille ne saurait afficher le même visage que celui d'Antibes ou de Cannes», a souligné Michel Vauzelle à l'issue de la réunion. De son côté, Patrick Costello, secrétaire général de la réparation navale, est moins enthousiaste: «Les moyens que l'on se donne pour faire redémarrer l'activité restent encore dans l'ombre».




La loi doit s'appliquer

Pour Jean-Claude Terrier, le consensus affirmé lors de cette rencontre constitue en revanche une réponse forte aux attentes des salariés: «Depuis plusieurs semaines, nous sommes en conflit à propos de l'application du plan de relance sur le terminal de Mourepiane. Je trouve légitime les questionnements et les inquiétudes, mais le transfert des outillages est au coeur de la loi. Et la loi ne peut pas ne pas s'appliquer sur le port de Marseille. D'autant que de très nombreuses garanties ont été apportées». «Nous nous engageons à ce que ces transferts se fassent avec un maximum de précaution. Les investissements que les sociétés privées vont faire en reprenant les outillages et le personnel constituent la toute première garantie qui doit rassurer...», conclut Patrick Daher.