Fiscalité : Deux nouvelles taxes qui inquiètent

Fiscalité : Deux nouvelles taxes qui inquiètent

Dans un contexte de réforme de la taxe professionnelle, l'apparition récente de deux nouvelles impositions à Toulouse et dans son agglomération crée la confusion chez les entreprises. D'un côté, une taxe de séjour qui suscite de fortes attentes chez des professionnels qui commencent à souffrir d'une trop faible promotion touristique de la Ville rose. De l'autre, une taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE) qui, dans certaines communes, vient frapper des supports publicitaires jusque là épargnés par l'impôt. État des lieux de cette nouvelle donne fiscale. Dossier réalisé par Aline Gandy et Marie Lepesant

Du quatre par trois annonçant l'implantation d'une grande marque de prêt-à-porter à la signalétique d'un concessionnaire automobile, en passant par l'affichage des horaires d'ouverture sur un parking d'hypermarché: rares sont les supports publicitaires épargnés par la fameuse TLPE. Créée en août 2008 par la loi de modernisation de l'économie pour «réduire la pollution visuelle», elle est- en Haute-Garonne du moins- passée relativement inaperçue. Sans doute parce que bon nombre de communes n'ont pas encore tranché sur l'instauration de cette taxe facultative, qui se substitue en fait à trois anciennes taxes, qu'elles n'appliquaient pas forcément. À Toulouse en revanche, la TLPE est bel et bien en vigueur depuis le 1er septembre dernier et si l'équipe municipale promet de ne pas assommer les petits commerçants, l'inquiétude est palpable dans toutes les entreprises. Ici comme ailleurs, elles redoutent que cette taxe soit une façon, pour les collectivités, de compenser un peu les ressources perdues avec la réforme de la taxe professionnelle. «À travers toute la France, des milliers de commerçants et de PME sont aujourd'hui menacés d'une nouvelle TLPE. Leur malchance: être situés dans une commune dont l'équipe municipale a choisi, pour renflouer ses finances, de taxer ceux qui créent la richesse et l'emploi», dénonce la CGPME sur son site Internet. Dans ce contexte, la mise en place récente d'une taxe de séjour à Toulouse pourrait constituer une opportunité de développement économique aux yeux des professionnels du tourisme. Pour l'heure, ceux-ci paraissent surtout dubitatifs quant à la possibilité, pour la Ville rose, de rattraper son retard en matière de tourisme de loisirs...