Malgré la tourmente financière en 2009, Finorpa continue de miser sur les PME régionales en attendant la reprise. Son directeur général, Antoine Harleaux revient sur l'activité du groupe.
Sur quelles fondations se structure votre stratégie?
Finorpa travaille depuis sa création à l'accompagnement financier des PME du Nord - Pas-de-Calais dans toutes les étapes importantes de leur vie. Ce sont en tout 450 entreprises qui bénéficient de notre soutien. Si notre groupe est détenu aujourd'hui d'une courte majorité par des capitaux privés, notre principal actionnaire reste le conseil régional, devant des banques comme le Crédit Agricole ou la Caisse d'Epargne, les CCI, ou bien encore le fonds Oséo.
De quels moyens disposez-vous actuellement?
Grâce aux instruments que nous avons mis en place, nous pouvons intervenir auprès des entreprises à des hauteurs variant de 50K€ à plus de 2M€. Finorpa gère à ce jour des actifs avoisinant les 100M€, dont la moitié est intégrée en fonds propres au capital de près de 200 entreprises. Outre les prêts participatifs qui nous permettent de lancer et soutenir les petites structures, nous avons développé Mezzanine un nouvel outil centré sur les opérations de développement plus significatif. Par ailleurs, la reprise de la gestion du Fonds régional de garantie il y a 1 an ou le partenariat avec France Active nous ont permis de débloquer des financements bancaires.
Le contexte n'est-il pas trop défavorable pour investir?
En dépit de la conjoncture l'an passé, nos investissements se sont élevés à 14M€. Si on est loin des 20M€ que nous avons engagés en 2007, cela reste encourageant compte tenu de la prudence qui doit guider notre travail. Des entreprises comme Eurofield, Meccano ou Volma ont pu profiter de notre soutien pour envisager sereinement 2010. Et il faut garder à l'esprit que depuis 2005, Finorpa a permis d'augmenter, de 35% en moyenne, les effectifs dans les entreprises où nous sommes intervenus.
www.finorpa.fr