Patrick Lstiburek, délégué régional de la Fédération des établissements hospitaliers et d'aides à la personne (Fehap) Lorraine insiste sur ce point: «En Lorraine, nous comptons 184établissements privés non lucratifs qui, au même titre que les hôpitaux publics, assurent un service de prise en charge des besoins de la population dans le champ de la santé et du médico social. À la différence près que nous avons pour nécessité de trouver un équilibre financier.»
Tarification stagnante
Un équilibre qu'il ne leur est pas aisé à atteindre. «Afin d'assurer une meilleure qualité de soins, nous devons investir tout en tenant compte du niveau de vie de nos personnels (11.000 personnes en Lorraine,NDLR)», souligne Vincent Renault, directeur général d'Alpha santé et membre de la fédération. Sans oublier, les difficultés d'application de la tarification stagnante et la redéfinition des territoires de santé avec la mise en place de l'ARS (Agence régionale de santé). Pour remédier à cette fragilité financière, la Fehap privilégie les regroupements et la mutualisation des établissements tout en demandant à bénéficier elle aussi des mêmes aides de l'État que les hôpitaux publics sous perfusion. En Lorraine, la Fehap propose une offre de soins et d'hébergement qui va de l'accueil du jeune enfant à celui de la personne âgée en passant par l'adulte handicapé ou en difficultés. Les établissements de la Fehap représentant 37% des parts de marché en nombre de lits et places en Lorraine. Le public, 67%.
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À l'heure de la mise en place du dispositif des Agences régionales de santé (ARS), la Fehap (Fédération des établissements hospitaliers et d'aides à la personne) revendique les mêmes accompagnements de l'État que dans le public.