Eye Buy : Une révolution dans l'achat mobile
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Eye Buy : Une révolution dans l'achat mobile

INNOVATION Avant le 15 juillet, la première application gratuite Eye Buy sera disponible sur smartphone. Une «appli» qui va révolutionner l'acte d'achat désormais simplifiée en un clic. L'entreprise vannetaise à l'origine de cette innovation vient d'être primée.

D'un seul coup de scan sur un objet, le téléphone est capable de le reconnaître et de se connecter directement à son vendeur en ligne. Et hop, en un clic, l'achat est effectué. Cette simplification de l'achat et du paiement en ligne intéresse déjà Leroy Merlin et Uship, et peut-être bientôt Yves Rocher, Décathlon, Nocibé... Eye Buy, à l'origine de cette innovation, vient de recevoir un Trophée.




590.000 euros d'investissement

Il a fallu deux ans de recherche à Georges Blondeau pour parvenir à cet outil perfectionné, dont la première version sort ce mois-ci. Déjà 210.000 euros ont été investi dans ce développement. Et 380.000 euros supplémentaires sont à prévoir pour finaliser la version deux, à paraître au printemps 2013. Une version encore plus aboutie, avec des nouvelles fonctionnalités, qui devra permettre à tout un chacun de commander n'importe quel objet à partir de sa simple vue sur un catalogue. En attendant, la première version offrira un aperçu de l'achat en un clic d'Eye Buy. «Cette application sera positionnée C to C», explique Georges Blondeau, cet ancien banquier reconverti dans les systèmes de paiement en ligne. La technologie mise au point par Eye Buy s'appuie sur le savoir faire de FB2L Facto, société mère spécialisée dans les systèmes d'encaissement en ligne des commerçants et hôteliers, qu'il a racheté en 2009. «L'idée sera de développer un portefeuille de porteurs de l'application qui pourront flasher un produit qu'ils souhaitent vendre, le décrire, fixer son prix et le publier dans l'appli et sur un site dédié, Eyebuyoccas, ainsi que sur les réseaux sociaux.» Un moyen de tester son efficacité et sa praticité. «Et de pouvoir aborder nos futurs partenaires avec quelque chose à leur montrer», commente Georges Blondeau. Car ici le modèle économique est simple: l'utilisation de l'application est gratuite. Les commerçants partenaires, eux, rétrocèdent une commission à chaque achat.




Haute sécurité de paiement

Ces quelques mois de lancement donneront aussi le temps à Eye Buy d'optimiser la stéganographie. Soit la manière de rendre invisible la différenciation de deux sources d'une même image. «Notre technologie sera capable de reconnaître, sur un catalogue, si le produit est proposé par La Redoute ou Conforama », explique Georges Blondeau. Et ainsi de mettre en relation l'acheteur avec le site de e-commerce approprié. Reste que l'utilisateur final peut émettre des doutes quant à la sécurité de ses données, préalablement enregistrées dans l'application. «Il y a deux photocodes de sécurisation», rassure Georges Blondeau. D'abord, les données de la carte bleue sont cryptées deux fois plus que la normale. Ensuite le numéro est éclaté en deux morceaux, dont un reste dans le téléphone et l'autre envoyé sur un serveur sécurisé. «En cas de vol de l'appareil, la carte bleue est totalement inutilisable». De plus, l'utilisateur doit composer son code secret à six chiffres pour accéder à l'application. Si l'entreprise prévoit un chiffre d'affaires d'un million d'euros dès 2014 et l'emploi de huit personnes, Eye Buy doit encore lever quelques barrières. En effet, les cartes virtuelles émises par certaines banques pour l'achat sur internet ne sont pas compatibles avec l'application. Mais surtout, gare aux achats compulsifs.

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