Ets Duluard : Pour le bien-être des salariés
# Organismes de formation # Conjoncture

Ets Duluard : Pour le bien-être des salariés

Dirigeant des établissements Duluard depuis 2008, Christophe Nail a initié un plan de formation pour accroître le professionnalisme et le bien-être de ses salariés, deux facteurs essentiels de leur performance dans le secteur du funéraire.

Alors que les entreprises doivent consacrer un pourcentage de leur masse salariale annuelle, variable selon l'effectif, au financement d'actions de formation continue, certaines n'utilisent pas de façon optimale leur budget formation.




Conforter la croissance

Le dirigeant des Établissements Duluard de Château du Loir (72), Christophe Nail a décidé de ne pas se conformer à cette tendance. À son arrivée en 2008 à la tête des sept sites de Pompes Funèbres et marbrerie, il a misé sur le professionnalisme et le bien-être de ses salariés pour assurer un service d'accompagnement personnalisé auprès des familles. En 2010, son budget plan de formation atteint 18.700 €, un montant 2,5 fois supérieur au minimum imposé de 0,9% de la masse salariale. Objectif: conforter la croissance moyenne annuelle de 4,5% de l'entreprise. «Cette nouvelle impulsion à la politique de formation s'est d'abord traduite par la volonté de s'assurer que l'ensemble du personnel possède les qualifications professionnelles et maîtrise les connaissances essentielles pour chacun des métiers (assistantes funéraires, maîtres de cérémonie/porteurs, marbriers), au-delà des exigences de la préfecture pour les habilitations», expose Fanny Foucault, responsable administratif et financier, qui gère le plan de formation.




Percevoir tous les besoins des salariés

«À l'horizon 2010, tous les salariés des Pompes Funèbres, anciens et nouveaux, devaient avoir bénéficié de la formation qualifiante de 96h (80 h en centre et 16 h en entreprise) permettant de gérer la totalité du processus d'accompagnement des familles. Les enjeux sont d'assurer la réactivité, mais aussi de maîtriser la législation très spécifique dans ce domaine, d'où la nécessité de planifier pour répartir les périodes de formation.» Dans cette étape d'analyse des besoins préalables au plan établi en fin d'année, il faut intégrer les formations qui doivent se renouveler du fait des évolutions (logiciels, paie...) et celles liées aux embauches, «d'autant que les nouvelles recrues sont jeunes et rarement du métier.» Percevoir les besoins non exprimés par les salariés peut également s'avérer crucial: «L'accompagnement des familles en deuil nécessite un savoir être et une attitude pas toujours naturels chez les plus jeunes; certaines circonstances dramatiques sont sources de mal-être qui se ressentent dans le travail et qui doivent être pris en charge par des psychologues externes». Fanny Foucault insiste enfin sur la nécessité de prendre en compte au même titre les différents corps de métiers, sous peine de frustrations et démotivations. «Les dirigeants sont proches des équipes, ont un dialogue direct avec le personnel. Ils communiquent et évaluent donc facilement les ressentis».




Des appuis utiles

Pour la mise en oeuvre du plan de formation, l'entreprise bénéficie de l'appui de différents partenaires. «Des rencontres organisées par le Medef permettent notamment les échanges de pratiques entre entreprises. L'Opcalia duMans, organisme collecteur, apporte aide et conseils personnalisés; un référent nous encadre sur tous les aspects du plan de formation, de l'élaboration à la mise en oeuvre et non seulement l'utilisation du budget. Les actions de formation sont pour la plupart assurées par les formateurs du groupement d'indépendants. Le choix funéraire, auquel nous appartenons, impliquant des frais de déplacement et d'hébergement en sus; la formation de terrain, sur site nécessite de sélectionner en interne les tuteurs capables d'expliquer, de montrer et d'évaluer. Il faut souligner enfin que Pôle emploi apporte une aide financière complémentaire en cas de formation avec promesse d'embauche dans le cadre de la Préparation Opérationnelle à l'Emploi (POP)».


Contact: 02 43 44 01 60

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