Temps fort de l'année scolaire, la journée Cercle Géo, septième du genre, favorise les échanges entre les 300 étudiants de l'école d'ingénieur mancelle et la profession de géomètre expert. Une prise de contact qui a pris la forme de cercles de discussion, de débats et d'animation de stands d'exposition. Dans la matinée, la conférence sur la reprise de cabinet était très attendue par les futurs ingénieurs. Les deux tiers des diplômés se destinent en effet à embrasser la carrière de géomètre expert. Cyril, en 2e année, en fait partie: «Quand on sort de l'école, on n'a que la théorie comme bagage. Les conseils des professionnels sont précieux pour éviter les pièges. Pour limiter les risques, deux ou trois années de transition sont le plus souvent nécessaires». Patrick Chevalier, qui gère un cabinet en Picardie, fait le même constat: «Les jeunes prennent progressivement des parts dans la société». Jérémy, qui a aussi pour objectif de reprendre un cabinet, est conscient des enjeux et ne minimise pas les difficultés: «Il faut dans le même temps investir et se lancer dans l'activité: ce n'est pas une mince affaire...» À ses yeux, la qualité de l'accompagnement est capitale durant la période transitoire: «Pour les clients, le changement progressif d'interlocuteur est primordial. Dans le cas contraire, ils seraient tentés de changer de cabinet». Et aux dires des anciens, «ce qui a le plus de valeur, ce sont les archives... et la connaissance du terrain...» En cette période de crise, la profession reste confiante: «Quand le foncier va mal, c'est la topographie et les travaux publics qui sont relancés». Laurent Polidori, le directeur de l'ESGT est du même avis: «Les cabinets qui disposent d'activités diversifiées ne s'en sortent pas trop mal». Malgré une conjoncture délicate, les étudiants ne doutent pas de leurs atouts sur le marché du travail: «Il y a toujours besoin de personnel très qualifié». Les collectivités territoriales, les agences d'urbanisme et les entreprises de BTP sont autant d'employeurs potentiels...
C'est à l'École Supérieure des Géomètres Topographes que s'est tenue le 5décembre dernier la septième édition du Cercle Géo. Au coeur des débats, la reprise de cabinet et le contexte de crise.