Ergonomie au travail: plus de confort pour plus de performance
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Ergonomie au travail: plus de confort pour plus de performance

Si des efforts importants sont faits dans les grandes entreprises et les PME, l'approche est plus complexe dans les TPE.

Accidents du travail, Troubles musculo-squelettiques (TMS), absentéisme: une étude ergonomique des lieux et postes de production permet de réduire sensiblement les risques liés aux conditions d'exercice avec, à la clef, un bénéfice net pour l'entreprise. Un salarié serein étant un salarié plus efficace. «Les entreprises françaises sont forcément sensibilisées à travers la réglementation ou les normes et la France est un des pays qui évolue le plus sous l'impulsion de la Carsat et du ministère du Travail. Si des efforts importants sont faits dans les grandes entreprises et les PME, l'approche est plus complexe dans les TPE vers lesquelles nous lançons des actions depuis deux ans,» souligne Jean-Luc Pornian, ergonome-expert d'assistance-conseil à l'Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.




Travailler debout

Les États-Unis font actuellement le buzz en ce domaine avec Facebook et Google qui offrent la possibilité à leurs salariés de travailler debout. Plus de 10% des salariés du siège du réseau social auraient opté pour cette solution avec ce commentaire d'un de ces adeptes: «Je n'ai plus le coup de barre de 15heures. Je me sens au top toute la journée.» Une étude menée auprès de 123.000 personnes publiée dans l'American Journal of Epidemiology conclut que travailler debout serait bon pour la santé. Des experts français, eux aussi, affirment, que rester assis toute la journée est très mauvais. De ce côté de l'Atlantique, l'accent est mis depuis plusieurs années sur les TMS qui représentent 75% de l'ensemble des maladies professionnelles. «Au-delà du poste de travail lui-même, la station debout et continue, les cadences, les gestes répétitifs peuvent encore être aggravés par l'ambiance thermique, d'où l'importance des TMS dans les IAA», explique Jean-Luc Pornian. Des études ont été menées par la Carsat Bretagne dans les abattoirs pour concevoir des sièges adaptés permettant de se soulager, «avec des retours très positifs.» Dans le secteur tertiaire, ce sont le bruit, le dérangement, l'absence de "zones de repli", le sentiment d'être en permanence sous le regard d'un superviseur, qui conduisent à une pression psychologique pouvant générer des cas de décompression individuelle, pouvant aller jusqu'au suicide. Autre fléau: les chutes qui entrent pour 23% dans les accidents du travail, en raison de dénivellations, de trous dans les sols,etc.




Ergonomie participative

Une étude ergonomique efficace ne peut se réaliser sans recueillir l'avis des salariés concernés. Les impliquer dans l'amélioration de leur poste et de leurs outils de travail permet de renforcer leur motivation et, par là même, de réduire l'absentéisme, d'augmenter la productivité... Le terme d'ergonomie participative est parfois avancé. En cas de déménagement ou de transfert, «il est important de sensibiliser le maître-d'oeuvre pour que cette dimension soit prise en compte dès la conception des locaux», précise Jean-Luc Pornian.

Pour en savoir plus



www.inrs.fr


www.risques professionnels.ameli.fr

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