384 Entrepreneurs d'avenir nous ont déjà rejoints» indique la page principale d'entrepreneursdavenir.com. Grégory Bouadroune, directeur associé d'AlterVal à Montigny-lès-Metz, fait partie de l'aventure depuis le début. «Le groupe Generali, principal partenaire du réseau, est entré en contact avec nous en 2008. Nous avons ensuite déposé notre profil et avons été retenus. Les Entrepreneurs d'avenir regroupent des entreprises soucieuses de l'environnement, mais également de l'humain. Notre secteur d'activité, le mentorat, rentre dans cet esprit car il privilégie la transmission de compétences d'humain à humain et réanime un véritable lien social intergénérationnel.», explique Grégory Bouadroune.
Transposer les initiatives
Une philosophie plutôt vaste résumée dans une charte qui rassemble des termes aussi fédérateurs que solidarité, équité ou durabilité. Des critères plus concrets entrent en compte pour la sélection, comme le résume Mylène Netange, chargée de mission pour les Entrepreneurs d'avenir à Paris: «deux ans d'existence minimum, au moins 3 salariés et 100.000€ de chiffre d'affaires. Mais comme beaucoup d'adhérents cooptent de nouveaux membres, il y a des exceptions».
Une nouvelle façon de faire vivre l'entreprise
Pour Grégory Bouadroune, ce réseau constitue surtout un formidable lieu d'échange. «Quand on rencontre des visions différentes, on s'enrichit et on peut transposer des initiatives d'un autre secteur à son propre secteur. Penser en marge, en dehors du système préétabli et du business plan classique, c'est ce qui permet d'être réellement innovant et de proposer autre chose, affirme-t-il. Et il ajoute «Rjoindre le réseau doit être basé sur le volontariat. Il n'est pas question qu'on suive le mouvement pour avoir un label spécial mais plutôt pour essayer de construire une nouvelle façon de faire vivre l'entreprise»
Commissions par affinités thématiques
En Moselle, il n'y a que deux Entrepreneurs d'avenir, et cinq en considérant toute la Lorraine. «Lesréunions entre nous se font généralement en Alsace, où ils sont plus nombreux. Ce n'est pas tout le temps facile de s'y rendre», concède Grégory Bouadroune. Pour Mylène Netange, la création récente d'un véritable réseau social devrait faciliter la communication entre les membres: «à terme, le site devrait permettre aux membres du réseau de pouvoir échanger plus facilement. Les futures commissions ne se feront plus par proximité territoriale mais bien par affinités thématiques, ce qui est bien plus intéressant».