Enseignes de sport : Les magasins face au pic estival
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Enseignes de sport : Les magasins face au pic estival

Il n'y a pas que les cafetiers, hôteliers et restaurateurs qui attendent l'été avec impatience. Dans les magasins de sport, on est dans les starting-blocks pour profiter de la meilleure saison commerciale.

L'été sera-t-il chaud ? C'est la question que l'on se pose dans les 220 magasins de sport du Morbihan. Quand c'est le cas, les chiffres d'affaires font un bond. Jusqu'à 35% de plus. Comme chez Décathlon à Vannes et Endurance Shop à Séné. Julien Ropus, directeur de Décathlon, maîtrise cette manne estivale. «L'été, nous communiquons davantage en direction des touristes et profitons de la campagne de communication commune des Décathlon de Bretagne», dit-il. «Cela représente 20% de notre budget communication annuel». Et cela marche puisque, pour mieux accueillir ses clients, Décathlon déménagera l'an prochain dans un local de 3.000m², contre 1.900m² sur le site actuel. En attendant, l'équipe de 60 collaborateurs est renforcée d'une vingtaine de saisonniers. L'équipe sera deux fois et demi plus petite chez Intersport, à Vannes. L'autre poids lourd vannetais a obtenu l'autorisation de procéder à une extension de son magasin. La surface doit passer de 1.500 à 2.000 m². Mais le projet est encore en sommeil.




Petits mais costauds

Face à ces poids lourds, d'autres petits marchands s'en sortent grâce à un travail de terrain. Eric Perrot, patron d'Endurance Shop à Séné, équipe des coureurs à pied venus de toute la Bretagne pour ses conseils pointus ou l'innovation unique qu'il propose. Golf Action à Kervignac, «s'attend à une hausse sensible de la fréquentation et des ventes s'il fait beau», selon Nicolas Le Floch, vendeur. Ce magasin spécialisé sur 620m² offre à sa clientèle une salle dédiée au test de son swing. À Sport 2000 à Locminé, l'impact positif sur l'activité vélo a démarré dès le passage à l'heure d'été. En zone touristique, les rayons cycles et sports aquatiques sont davantage sollicités.




Été meurtrier

Mais un été pourri peut se révéler meurtrier. C'est ce qu'a vécu l'an passé ce commerçant pourtant expérimenté et plein d'idées, qui avait ouvert une boutique spécialisée à Auray, fin 2007: «Le commerce du sport dans lequel j'exerçais avec une structure très légère jusque-là, sans stock, est particulièrement dépendant du climat. Sous la pression de mes concurrents sur mes fournisseurs, j'ai dû ouvrir une vraie boutique un peu plus tôt que prévu. Mais avec le mauvais temps et la menace de la crise économique, la pratique a été bien moindre et la clientèle surtout parisienne a beaucoup moins dépensé. J'ai dû fermer en décembre dernier».

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