En France, STX revient dans la course
# Industrie

En France, STX revient dans la course

Éolien Mal parti pour gagner des marchés sur les premiers champs éoliens français, STX revient dans la course en signant des accords avec Alstom et EDF.

Le chantier naval STX était mal parti pour gagner des marchés sur l'éolien marin en France. L'entreprise nazairienne s'est notamment positionnée sur des fondations d'éoliennes de type « jacket » alors que le consortium dirigé par EDF et Alstom, vainqueur de trois des quatre premiers champs éolien offshore français, a fini par retenir des fondations monopieux.STX rattrape aujourd'hui son retard. L'entreprise vient en effet de signer deux accords avec les pilotes de ce consortium, qui va notamment placer 80 éoliennes marines à quelques kilomètres des côtes nazairiennes, fief historique du chantier naval. STX a ainsi convenu avec Altsom de fabriquer les pièces de transition des fondations monopieux, des gros cylindres de 400 tonnes. Pour EDF Énergies Nouvelles, le chantier nazairien pourra fabriquer des sous-stations électriques, des transformateurs de plusieurs milliers de tonnes placés en pleine mer.Toutefois, ces accords n'apportent à ce jour aucune commande à STX. Ils portent en effet sur le deuxième appel d'offres sur l'éolien français, c'est-à-dire sur les champs de Vendée et de Normandie, deux marchés que l'État n'a pas encore attribués.




L'« erreur » du consortium

Pourquoi donc avoir été retenu pour ce deuxième appel d'offres et non pas pour le premier marché qui ne sera, lui, attribué que cette année ? Yvon André, président d'EDF Énergies Nouvelles, reconnaît « une erreur » du consortium, liée à la jeunesse de l'industrie éolienne française : « La filière est à créer. Avec l'expérience du premier appel d'offres, on s'est aperçu qu'on pouvait intégrer certains marchés plus en amont. Comme la sous-station électrique. C'est ce qui nous a permis d'inclure STX dans le deuxième appel d'offres ». Cela ne s'est pas fait non plus sans heurts, Laurent Castaing, directeur général de STX France, ayant par le passé fait part de son mécontentement vis-à-vis du consortium. Ces relations parfois tumultueuses pourraient être toutefois rapidement oubliées dans l'Estuaire de la Loire. En particulier si STX remporte la mise sur les trois champs éoliens du premier appel d'offres. Et le chantier naval nazairien aurait, à en croire Jérôme Pécresse, une petite longueur d'avance sur ses concurrents : « On peut penser que ces accords donnent de bonnes chances à STX pour le premier appel d'offres », confie le président d'Alstom Énergie.




200 emplois pendant dix ans

À Saint-Nazaire, l'enjeu est de taille. Si STX remportait l'ensemble de ces marchés, cela mobiliserait dans l'estuaire de la Loire « deux cents emplois permanents pendant une dizaine d'années », certifie Laurent Castaing, directeur général de STX France.Le chantier naval est également en discussion avec le consortium pour construire des navires allant servir à la pose des éoliennes marines. La décision devrait être prise en 2015. À terme, le chantier, qui réalise actuellement sa première sous-station électrique pour les côtes anglaises, envisage de réaliser un quart de son chiffre d'affaires sur le front des énergies marines et d'y investir 100 millions d'euros.

STX



(Saint-Nazaire)Dg : Laurent Castaing2.200 salariés740 M€ de CA02 51 10 91 00

# Industrie