Décidément, Dominique Bussereau s'intéresse beaucoup aux projets qui concernent le Médoc. Pour rappel, il est bien président du conseil général... de Charente-Maritime. Ce qui, visiblement, lui donne droit de vie et de mort sur les projets qui doivent naître de l'autre côté de l'estuaire. Après avoir coulé le projet de terminal méthanier au Verdon -en 2009-, selon lui pour des raisons environnementales, le voilà qui s'oppose à l'implantation d'une zone d'essais d'éoliennes! «Cela aurait vraisemblablement des incidences sur la fréquentation touristique», estime l'élu de Charente-Maritime. Mais qui peut croire que les touristes vont fuir Royan ou Saint-Georges de Didonne au prétexte de l'implantation de cinq éoliennes à 10km de leur plage? Les propos de Dominique Bussereau ne sont pas passés inaperçus. Contrairement au précédent du terminal méthanier, la réplique ne s'est pas limitée au monde économique, mais a été relayée par les politiques. À droite comme à gauche, l'indignation des élus est grande (voir la phrase du mois ci-contre). Le mois dernier, je regrettais dans mon billet les trop rares consensus des politiques au sujet de projets d'envergure, telle la LGV. Ce mois-ci, je ne peux que constater l'unité qui s'est fait jour contre le président de Charente-Maritime. Chapeau, MonsieurBussereau!
- LE BILLET