Dodo : Les dirigeants rachètent la majorité du capital
# Industrie

Dodo : Les dirigeants rachètent la majorité du capital

Marc Cerf et Didier Hannaux, les dirigeants du groupe Dodo, le leader français des couettes et oreillers situé à Saint-Avold, viennent d'annoncer qu'ils rachetaient la majorité du groupe au fonds d'investissement Syntegra capital. Rencontre avec Marc Cerf, qui revient, pour le Journal des entreprises, sur les nouveaux projets dans son groupe.


Vous avez une actualité chargée en ce début 2010, avec l'annonce de la reprise de Dodo, et les différents investissements réalisés notamment en Sarthe, sur le site des établissements Drouault. Quelles sont vos ambitions ?

Nous souhaitons continuer à développer notre groupe en interne, en externe mais aussi à l'export, tout en gardant notre ligne de conduite: faire un produit de qualité, fabriqué en France, et conserver les emplois. En effet, lors de nos différentes reprises (Drouault et Topiol en 2004 puis Lasson en 2005, NDLR), nous sommes fiers d'avoir su préserver tous les emplois sur les sites, et ainsi garder une production française. Quant à l'export, il ne représente aujourd'hui que 15% de notre chiffre d'affaires, dont 80% en Europe. Sur le site de Drouault, nous investissons 2millions d'euros cette année pour moderniser les machines et agrandir le bâtiment actuel. Ces investissements devraient nous permettre d'accéder à de nouveaux marchés dont l'export lointain.


Vous sentez-vous menacés par de nouveaux produits venus d'Asie notamment ?

Le groupe Dodo est le plus gros industriel français de couettes et oreillers, et représente 30% de parts de marché. Sur le plan européen, nous sommes parmi les leaders. Si la Chine peut s'avérer être un concurrent, c'est uniquement sur le bas de gamme. Mais leur duvet a moins de gonflant que le duvet français et leur production est moins propre, ce que d'ailleurs les services vétérinaires surveillent de très près. En outre, fabriquer français aujourd'hui est un argument de vente supplémentaire, et de notre matière première à la production du produit fini, nous sommes très «franco-français».


Quelles sont les dernières innovations que vous ayez effectuées ?

Nous lançons de nouvelles gammes régulièrement et sommes en mesure de nous adapter aux différentes demandes. Par ailleurs, depuis 7 ans, nous avons une licence d'exclusivité pour utiliser le premier anti-acarien naturel, le Proneem. Ce sont des capsules microscopiques intégrées dans nos produits (couettes, oreillers, protège matelas) qui libèrent au fur à mesure des anti-acariens naturels. Cela nous a permis de toucher un marché pour les allergiques, mais aussi pour le grand public de plus en plus demandeur de traitements naturels.

# Industrie