Le concept? «Donner une deuxième vie originale aux excédents des industries de la chaussure et du textile à travers nos créations», explique Claire Batardière, dirigeante de la société Deux Filles en Fil, dont l'atelier est installé à Saint-Léger-sous-Cholet. Ainsi, tout en proposant des sacs et petits accessoires de mode uniques «aux formes et aux couleurs infinies», l'entreprise fait travailler des sous-traitants locaux de la chaussure et du textile, réputés pour leur savoir-faire. Les produits? Des sacs vendus à plat, à monter soi-même pour limiter les émissions de CO2 pendant le transport, mais aussi des mitaines réversibles, une serviette de plage qui se transforme en baluchon, une capuche qui devient un sac...
50 boutiques en France 25 à l'étranger
L'histoire est née il y a un peu plus de six ans. Claire Batardière, qui a grandi dans une famille d'entrepreneurs, finit ses études à l'école supérieure des arts appliquées Duperré, à Paris. Avec une amie modéliste, Florence Bourget, elle arpente les salons de jeunes créateurs pour présenter ses produits. Le succès est au rendez-vous. En 2007, elle transforme le concept en entreprise, avec l'aide de sa belle-soeur, Karine. Au fil des mois, la société et ses produits éthiques séduisent de plus en plus de boutiques, mais aussi des stars de la chanson. Aujourd'hui, Deux Filles en Fil emploie deux salariées. Ses produits sont distribués via son site internet, mais aussi dans plus de 50 boutiques en France et 25 à l'étranger. «Nous commençons à nous développer à l'international: USA, Espagne, Allemagne, Italie, Irlande, Angleterre...», explique Claire Batardière, qui revient d'un salon à Munich. «Nous voulons aussi lancer une gamme bio: des serviettes de plage destinées à des spas ou des thalasso.» L'histoire a aussi séduit le jury des Espoirs de l'économie locale 2009, qui lui a attribué son prix coup de coeur en juin dernier.
Tél.02.41.58.46.28. www.deuxfillesenfil.fr
Deux Filles en Fil crée et commercialise des accessoires de mode éthiques, fabriqués à partir de cuir et de tissus provenant des excédents d'industriels locaux. L'entreprise choletaise fait ses premiers pas à l'international.