Déconstruction de navires : Bordeaux tient la corde
# Industrie

Déconstruction de navires : Bordeaux tient la corde

Un rapport rédigé par l'ancien député Pierre Cardo préconise le Port de Bordeaux pour installer une activité de déconstruction de navires. Veolia et Derichebourg sont sur les rangs.

Avantage Bassens. L'ancien député des Yvelines Pierre Cardo a remis, le 28juin, à Jean-Louis Borloo, son rapport étudiant les possibilités de développement d'une filière industrielle de déconstruction en France. Il en ressort que le Port de Bordeaux présente de multiples avantages comparativement aux onze autres sites visités. «Bassens présente un net avantage en terme d'acceptation de l'activité par les acteurs locaux et de compatibilité des autres activités avec celle du démantèlement», estime le rapport Cardo. «Nous bénéficions d'une plateforme technique avec la forme de radoub de Bassens qui est peu utilisée, déclare Marie-Luce Bousseton, Dg du Port de Bordeaux. Et nous avons les entreprises qui possèdent le savoir-faire pour mettre en place une filière de déconstruction». Des aménagements, nécessitant un effort financier du port, doivent être réalisés, mais le projet pourrait voir le jour dans les prochains mois. Le rapport Cardo estime que les flux de ferrailles devraient être d'environ 10.000t par au maximum dans les prochaines années. Pas de quoi mettre sur pied une véritable filière, mais créer 10 à 100 emplois en fonction de la présence ou non de matières polluantes dans les navires déconstruits.




Un second dépôt pour Veolia en Gironde?

Derichebourg Environnement et RIC Environnement, filiale de Veolia, sont intéressés par ce marché. «L'activité ne peut s'autosuffire, indique Yves Basset, directeur de RIC. Or, nous avons déjà à Bègles un chantier de valorisation et de tri des métaux et objets ferreux. Nous cherchons justement à ouvrir un second dépôt et l'opportunité qui se présente est la bienvenue. Un site à Bassens serait d'autant plus pertinent que des expéditions ferroviaires seraient possibles». Veolia a déjà obtenu le label ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement) et devrait louer la forme de radoub au Port de Bordeaux. Puis, évidemment, remporter les appels d'offres internationaux...

# Industrie