Cybercriminalité : La prise de conscience ne suffit plus
# Réseaux d'accompagnement

Cybercriminalité : La prise de conscience ne suffit plus

Si Internet est le réseau informatique mondial où tout est, par définition, accessible, il n'en reste pas moins un foyer idéal à tous types d'infractions qui n'épargnent pas les entreprises. La gendarmerie joue de plus en plus un rôle clé dans la sensibilisation au défi sécuritaire.

Qu'il s'agisse d'escroqueries ou de contrefaçons, l'ensemble des délits liés à l'Internet et, a fortiori, au domaine informatique, est difficile à appréhender. «La cybercriminalité, parce qu'elle touche un vecteur à portée internationale, est particulièrement furtive, insidieuse et sournoise, précise Jean-Michel Oges, lieutenant-colonel à la gendarmerie de Saint-Brieuc. Elle ne peut être assimilée à une forme localisée de criminalité.» En l'espace de deux ans, les affaires d'escroqueries bancaires (phishing, skimming notamment) en Côtes d'Armor ont connu une augmentation impressionnante de 264%. Aussi le lieutenant-colonel intervient régulièrement auprès de la CCI et des chefs d'entreprises du département afin de les alerter sur l'omniprésence du risque et la nécessité d'anticiper celui-ci.




Tous concernés

Si la prise de conscience est effective, l'action préventive demeure encore bien trop limitée du côté des patrons: une étude de l'ARIST révèle que seules 45,4% des entreprises bretonnes protègent leur process et leurs informations, et ce malgré une généralisation des activités en relation avec l'étranger. Négligence ? Oui, dans une certaine mesure, lorsque la gestion du service informatique est externalisée, constituant ainsi une première faille, ou qu'elle reste du ressort unique du chef d'entreprise, peu ou pas qualifié en la matière. Pour le lieutenant-colonel Oges, «la volonté de mettre en oeuvre un volet sécurité est réelle mais elle se heurte probablement à la prédominance d'autres objectifs jugés plus immédiats tels la productivité.» Et puis, il y a le poncif du «cela n'arrive qu'aux autres». Et pourtant, outre une protection accrue autour des immeubles (vidéosurveillance) et du matériel informatique (mots de passe, antivirus, pare-feu), une formation du personnel ainsi que la mise en place d'un cadre juridique à son égard, sous la forme d'une charte et d'une reconnaissance de responsabilité informatiques, s'imposent. Précisément face à une cybercriminalité qui, dans 80% des cas, a une origine interne à l'entreprise. Aujourd'hui, le dépôt de plainte déclenche le dispositif gendarmerie de lutte contre ces infractions qui s'articule aux niveaux national, régional et départemental; des spécialistes N-Tech en cybercriminalité apportent leur expertise au quotidien.




Contact: 02.96.01.50.03

# Réseaux d'accompagnement