Guillaume Lefebvre, le directeur général adjoint du Crédit Agricole Normandie Seine y croit dur comme fer: la banque de demain devra prendre en compte toutes les problématiques du développement durable. Une logique «banquier compatible» qui s'inscrit dans la tradition mutualiste de la banque régionale, explique-t-il. Le bilan carbone engagé en 2007 a mis à jour des failles: «L'emprunte carbone de nos 1.800 collaborateurs correspondait en fait à celle d'une commune de 3.000 habitants!» La banque a donc décidé dans la foulée d'engager un plan d'action portant sur trois ans permettant pêle-mêle de réduire la consommation de papier, les déplacements entre les deux sites normands, ou encore la consommation d'énergie grâce à un système de coupure automatique nuit et week-ends.
L'investissement socialement responsable
Côté locaux, la banque s'est engagée dans la rénovation de ses deux sièges «en faisant du HQE sur de l'ancien, ce que la loi ne nous obligeait pas à faire», insiste Guillaume Lefebvre. Une opération qui va coûter 35M€ pour la réhabilitation de 20.000m² de bureaux. Pour ses clients (la banque en revendique 550.000 en Haute-Normandie), le crédit Agricole a mis en place en 2009 un relevé de compte électronique qui ouvre une souscription de 1€ en faveur d'une association humanitaire et fait dans le même temps la promotion d'un dispositif d'Investissement Socialement Responsable «pour concilier performance financière et considérations éthiques». Au total, le plan d'action de la banque comptait 48 actions: «Aujourd'hui, nous en avons réalisé les deux tiers!», se félicite Guillaume Lefebvre.
G.D.
Le Crédit Agricole Normandie Seine veut inscrire la réhabilitation de ses deux sièges normands de Rouen et Evreux dans un esprit développement durable «banquier compatible!»